Chronique – Le temps du souffle, je m’attarde, Roger Zelazny

Roger Zelazny est plutôt connu pour ses œuvres inspirées par les mythologies, qu’elles soient grecques, indiennes, celtiques… Auteur très prolifique, qui a écrit dans tous les genres de l’imaginaire, il s’est aussi beaucoup intéressé à l’informatique : Deus Irae en 1976 (même si Dick y est sûrement pour quelque chose), 24 vues du Mont Fuji par Hokusai en 1985 et qui me parait compléter parfaitement le texte évoqué dans ce billet, ou encore la deuxième pentalogie d’Ambre avec la Roue Spectrale de Merlin à partir de 1986… et probablement de nombreux textes que je n’ai pas lu.

Dans cette novella de 1966, Zelazny imagine un monde post-apocalyptique, sous la surveillance de puissantes intelligences artificielles, dont une qui rêve d’humanité.

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Challenge S4F3 2022 – Short Stories of SFFF

J’ai évoqué il y a quelques jour le challenge Summer Star Wars avec une présentation du défi en lui-même et de la PAL que j’avais composée pour y participer. Depuis, j’ai vu passer un autre challenge, qui reprend l’esprit du Winter Short Stories of SFFF en se concentrant sur les formes courtes. La compatibilité entre ces deux challenges estivaux me permet d’y aller sans pression, d’autant plus qu’il n’y a pas de paliers. Je sais, il faut que je soigne mon côté jusqu’au boutiste. Je continue également à être surpris de mon revirement : j’ai longtemps dédaigné les formes courtes…

Bref, je participe à ce challenge pour solder une partie de ma PAL de novellas, qui a pris du volume, parce que le logo du challenge est trop cool, et parce qu’une marmotte qui joue à Terraforming Mars, c’est encore plus cool.

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Chronique – Lum’en, Laurent Genefort

Je termine la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec Lum’en pour conclure. Sorti initialement en 2015, et donc plutôt récemment au regard de longévité de l’auteur (ce dernier posait d’ailleurs cet enjeu avec humour en interview), il est auréolé des prix Julia Verlanger, Rosny aîné et Grand prix de l’Imaginaire. Situé aussi dans la Panstructure, l’univers de l’auteur, il me parait être une bonne préquelle, ou suite selon votre ordre de lecture, à Colonies. Cette chronique a été publiée initialement sur Facebook, en décembre 2020.

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Chronique – Le sang des immortels, Laurent Genefort

Je poursuis la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec cette fois-ci Le sang des immortels, qui était pour moi le premier contact avec l’auteur ; c’est aussi un texte relativement ancien, qui date de 1997 et publié à l’époque dans la mythique collection Fleuve noir. Il s’agit d’une chronique publiée initialement sur Facebook, en mai 2020 et le livre m’avait été chaudement recommandé par Arnauld Pontier.

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Chronique – Opexx, Laurent Genefort

Après avoir parlé de Colonies, j’ouvre une semaine consacrée au prolifique Laurent Genefort (et il y en aura davantage car j’ai le premier tome de Spire en PAL et que d’autres titres me font de l’œil), plus précisément à trois de ses textes. Le premier que j’évoque, Opexx, était un achat évident pour moi : j’ai déjà eu en effet l’occasion – les nombreuses occasions – de déclarer ma flamme à la collection Une Heure Lumière du Bélial. De surcroit, Laurent Genefort est en passe de devenir un de mes auteurs favoris, et il lui tenait à cœur d’intégrer cette aventure éditoriale qui a su s’imposer comme la référence des novellas.

Avec Oppex, l’auteur propose un texte qui pourrait ressembler, de prime abord, à de la « simple » SF militaire dans un contexte Space Opera mais qui se double surtout d’une réflexion sur le thème de l’altérité.

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Challenge Summer Star Wars – Obi-Wan Kenobi

Le challenge printanier, connu sous le nom de PIF, est terminé. Aussi, quand Elwyn a évoqué sur Twitter la PAL qu’elle prépare pour un challenge estival, j’ai été attiré comme Shai Hulud par les vibrations. Je l’avais déjà vu passer dans mes différents fils néanmoins je croyais, à tort donc, qu’il n’était consacré qu’à Star Wars, univers que j’aime bien mais sans être fan, et sûrement pas au point d’en lire des romans dérivés. Pour la petite histoire, je considère la trilogie La croisade noire du Jedi fou comme très médiocre et j’ai perdu de l’acuité visuelle – voire cognitive – après certains comics. Par contre, du Space et Planet Opera, je signe tout de suite. Je vous renvoie à l’incontournable blog d’Apophis et son article où il définit les sous-genres de la SF, dont les deux qui nous intéressent ici.

Après avoir été encouragé par Lhisbei, j’ai décidé de franchir le pas. Lire un peu plus de SF, et peut-être un peu plus « romanesque » que certaines de mes lectures récentes, me fait envie. Voici donc le règlement de ce challenge et la PAL que j’ai « composée » pour y participer.

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Chronique – L’héritière, Jeanne-A Debats

Après vous avoir parlé de loups-garous en milieu de semaine, je reste dans les créatures gothiques : garous à nouveau mais aussi vampire, ainsi que sorciers et créatures plus bigarrées. J’exhume donc une chronique publiée initialement sur Facebook, le 6 novembre 2020.

Habituellement, ce n’est pas tout à faire mon genre littéraire, et c’est un euphémisme. Quand le livre parle de vampires, de loups-garous, de sorcières, avec une love story de surcroit, bref de l’urban fantasy avec une romance, j’ai plutôt tendance à tourner les talons. Pourtant, les retours allaient au-delà de ces ingrédients, et la préface de l’auteure dans Chroniques du pays des mères me laissaient penser que je pouvais être séduit. Ce fut le cas.

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Chronique – Galeux, Stephen Graham Jones

Lire exclusivement du format de poche c’est être contraint à l’attente, voire à l’angoisse – hyperbole – que le livre repéré lors de sa sortie en grand format ne soit finalement jamais publié dans sa version miniature. Galeux faisait partie de ces livres, au point où je commençais sérieusement à ne plus attendre. Il faut dire que Steph, qui a le chic pour identifier ce qui peut me plaire, me l’avait bien vendu. Finalement, c’est dans un Bifrost que j’ai vu l’annonce tant attendue : l’édition poche, chez Pocket, avec en prime une couverture superbe, qui saisit parfaitement l’ambiance du récit.

Marraine avait raison, c’est un roman que j’ai trouvé excellent. Stephen Graham Jones arrive à rendre réaliste, presque crédible, le mythe du garou. Il ne s’agit néanmoins pas d’un récit d’horreur, ou alors juste un peu, mais plutôt d’une plongée dans les Etats-Unis des marges. Le récit se dévore – désolé – grâce à la maitrise et à la plume astucieuse de l’auteur.

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Chronique – Deus Irae, Philip K. Dick et Roger Zelazny

Je me suis déjà lamenté – trop peut-être – sur la difficulté que pouvait représenter l’écriture de certaines chroniques. C’était avant de rédiger celle de Deus Irae. Désormais, je réfléchirai à deux fois avant d’employer ce mot, ou je manierai l’euphémisme pudique. Ici, la complexité de l’exercice tient essentiellement à l’esprit du livre, qui m’a arraché un nombre invraisemblable de commentaires, souvent prononcés à voix haute, et dont « what the fuck » est probablement le plus représentatif.

Il s’agissait d’une lecture croisée organisée par Cecilia, du groupe Facebook des Mordus et dont le thème était « autrice ou auteur qui nous a quitté ». Avec mon binôme, Gabriel – surnommé à raison le membre le plus sympathique du monde – nous avons fait les malins en choisissant un titre co-écrit par deux auteurs décédés, deux monuments de la littérature de l’imaginaire. Favorable aux conjonctures, le roman se prêtait bien à cette lecture à deux. Nous avons donc exploré ce monde post-apocalyptique, qui a pour thème centrale la religion (il s’agit donc de ma troisième est dernière chronique qui clôt la semaine qui lui est consacrée, jeu de mot inside) et dont les pattes des deux auteurs sont clairement visibles.

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Chronique – Le Prophète et le Vizir, Ada et Yves Rémy

J’avais repéré Le Prophète et le Vizir dans le programme des sorties Pocket mais, dans un désir de contrôler ma PAL de plus en plus Pisane, je l’avais classé dans la catégorie « wish list ». Le destin – compte tenu du thème, j’ose l’hyperbole – en a décidé autrement, puisque la maison d’édition me l’a envoyé comme service presse. Désireux de lire quelque chose de court et de lire une nouveauté dans un délai raisonnable, je l’ai lu, dévoré, dans la foulée.

En toute honnêteté, le nom du couple ne me disait rien (Yves Rémy est malheureusement décédé cette année) mais la petite phrase de Pierre-Paul Durastanti sur la quatrième de couverture est pour moi gage de qualité. Et je suis d’accord avec son avis. Le prophète et le vizir est un livre qui mêle avec une extraordinaire habileté histoire et conte orientaux autour du thème du destin – et en fait donc ma deuxième critique de cette semaine consacrée à l’imaginaire religieux -, le tout servi par une écriture remarquable.

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