Chronique – Les noces de la Renarde, Floriane Soulas

Si vous suivez mes billets mensuels « entrées en PAL », vous savez que j’achète aussi des livres pour mon épouse. Grosse responsabilité. Parfois, avec un machiavélisme à peine assumé, certains de ces achats ont un objectif probatoire : une sorte d’ultime cut avant de rejoindre ma PAL. Les noces de la Renarde fait partie de ceux-là, mais je dirais aussi que le destin (je le dirais si j’y croyais) s’acharne à m’agiter ce roman sous la truffe humide. Déjà, par sa couverture, peut-être ma favorite d’Aurélien Police. Ensuite, il avait progressé dans la PAL dite « prioritaire » (ne posez aucune question…) en raison du PIF 2022, que j’avais présenté ici, car il correspond parfaitement à une rubrique portant sur mythes et folklore. Enfin, et surtout, le roman est le tout récent lauréat du Prix du livre de poche décerné durant la première édition du festival l’Ouest hurlant.

En attendant de creuser cette idée de Prix du livre de poche qui suscite évidemment beaucoup d’intérêt pour moi, voici donc mon retour sur Les noces de la Renarde. L’autrice fait le choix ambitieux d’ancrer son histoires – ses histoires – dans le Japon médiéval et contemporain, pour nous livrer un roman aux accents de polar fantastique tout en interrogeant famille et traditions.

Lire la suite « Chronique – Les noces de la Renarde, Floriane Soulas »

Chronique – La princesse au visage de nuit, David Bry

David Bry est connu notamment pour son roman Que passe l’hiver, coup de cœur des imaginales 2019 largement mérité à mon avis – j’avais classé ce livre en troisième position de mes lectures de cette année là. Sa deuxième sortie chez Pocket, Le garçon et la ville qui ne souriait plus, m’avait beaucoup moins convaincu, notamment en raison d’une ambiance trop jeunesse à mon goût, malgré des qualités indéniables. Pas de quoi cependant me faire passer mon tour sur cette troisième publication chez Pocket, estampillée du logo du label « Les étoiles montantes de l’imaginaire » lancé en 2022 et qu’il inaugure. Et je ne regrette pas cette lecture : j’ai passé un beau moment avec ce classique conte fantastique aux accents de polar, qui prend surtout le temps d’approfondir ses personnages bien cabossés.

Lire la suite « Chronique – La princesse au visage de nuit, David Bry »

Chronique – Les derniers jours du Nouveau Paris, China Miéville.

Il y a des auteurs et des autrices chouchous. J’ai déjà fait ici plusieurs « déclaration d’amour » et c’est toujours un plaisir que d’en faire une de plus. Miéville est donc un de ces auteurs que j’affectionne, pour son imagination débridée et sa capacité à me sortir de mes zones de confort, en tant qu’auteur de la New Weird (je vous invite chaudement à lire l’article pointu mais accessible du Chroniqueur à ce sujet). Aussi, quand il écrit une uchronie sur la Seconde Guerre mondiale, il réussit à réinventer cette idée – pourtant servie jusqu’à la lie – et va bien plus loin qu’une simple divergence.

Il s’agit retour que j’avais publié sur Facebook le 9 août 2020.

Lire la suite « Chronique – Les derniers jours du Nouveau Paris, China Miéville. »

Chronique – Le Moineau de Dieu, Mary Doria Russell

Le Moineau de Dieu de Mary Doria Russell

Parfois, un livre atterrit dans vos mains plus ou moins par hasard, végète un peu dans la PAL, mais finit par devenir un coup de cœur. Le Moineau de Dieu est, livre qui m’a été offert par Anne-Laure (de Chut maman lit !) car elle sait que j’affectionne les histoires de first contact, est dans ce cas. Et à fortiori, une histoire de premier contact mené par des jésuites ne pouvait que titiller ma fibre historique.

Comme je n’en avais jamais entendu parlé, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une « nouveauté », jusqu’à découvrir les nombreux prix qu’il a obtenu en 1997 et 1998. Les attentes commençaient donc à devenir élevées, surtout quand Steph (de Outrelivres) m’indique que le livre me plaira probablement et qu’il est chargé d’émotions.

Le Moineau de Dieu est tout ça : un livre de low SF, avec de très beaux personnages, et qui s’interroge surtout sur le dessein divin…

Lire la suite « Chronique – Le Moineau de Dieu, Mary Doria Russell »

Chronique – Les employés, Olga Ravn

Les employés d’Olga Ravn

Mondes de poche n’a que quelques semaines, et pour la première fois – sûrement pas la dernière – je me maudis de l’avoir ouvert en m’imposant de chroniquer tout ce que je lis, même si j’ai déjà quelques ouvrages en attente de retours qui s’empilent sagement. Concernant Les employés, la difficulté tient essentiellement au livre lui-même, qui est une véritable expérimentation littéraire. Car si la quatrième de couverture évoque une sorte de polar spatial en huis-clos un peu décalé, l’autrice danoise propose bien davantage, et écrit surtout un texte qu’il sera difficile de classer en j’aime/j’aime pas, tant il relève d’une forme d’art contemporain et flirte avec le Nouveau roman. Dans tous les cas, le terme d’OVNI littéraire, n’est pas usurpé. Par son décor qui n’est pas qu’un simple gigantesque vaisseau spatial, par les thèmes qui sondent – oserais-je le mot « analysent » ? – la psyché humaine et par sa forme, à la fois pertinente et déconcertante.

Lire la suite « Chronique – Les employés, Olga Ravn »

Chronique – Ronde de nuit, Terry Pratchett

Ronde de nuit de Terry Pratchett

Samedi nécromancie. A la suite de ma chronique portant sur Danse avec les Lutins, il me paraissait logique de prolonger avec un retour sur un tome du Disque-monde. Je lis un Pratchett de temps en temps, dans l’ordre. Une lecture doudou, où je sais que je vais passer un bon – dans le pire des cas – moment. Là, ce ne fut pas bon. Ce fut excellent. Il s’agit désormais de mon tome préféré du Disque-Monde, alors que c’est pourtant peut-être le moins « pratchettien ».

Lire la suite « Chronique – Ronde de nuit, Terry Pratchett »

Chronique – Cochrane VS Cthulhu, Gilberto Villarroel

Cochrane VS Cthulhu de Gilberto Villarroel

J’ai découvert Lovecraft et son « mythe de Cthulhu » durant mes années lycée, au cœur des années 90, d’abord par le jeu de rôle puis, curiosité oblige, par les recueils de nouvelles éditées déjà à l’époque chez Pocket et libellées « H.P. Lovecraft et A. Derleth présentent » (instant nostalgie avec ces couvertures argentées et le début du texte sur la couverture…). J’ai immédiatement adhéré, ce qui est surprenant car je suis plutôt du genre trouillard, carrément pleutre même, et j’ai depuis continué à lire du Lovecraft et à explorer les adaptations en romans ou sur d’autres supports. De plus, je viens de recevoir la sublime intégrale chez Mnémos pour laquelle, comme beaucoup je crois, j’avais contribué au financement participatif . D’ailleurs, le tentacule n’a jamais été autant à la mode (vive ma bannière !), et libre de droits, comme l’indiquent les adaptations, classiques ou pulp, comme Les dossiers Cthulhu (Tentacules VS Holmes), Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu (Tentacules VS Parisienne) ou encore l’hommage non dissimulé dans Kraken (Tentacules VS zoologiste spécialisé en tentacules).

Dans ce cas, une uchronie napoléonienne, avec une couverture exhibant Fort Boyard et donc régressive au-delà du lycée, se devait d’atterrir dans ma PAL. Aucun mensonge dans cette couverture et ce titre, nous avons du Cochrane dans un décor atlantique historique, du Cthulhu, et du versus. Mais qui gagne ?

Lire la suite « Chronique – Cochrane VS Cthulhu, Gilberto Villarroel »

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑