Chronique – Les employés, Olga Ravn

Les employés d’Olga Ravn

Mondes de poche n’a que quelques semaines, et pour la première fois – sûrement pas la dernière – je me maudis de l’avoir ouvert en m’imposant de chroniquer tout ce que je lis, même si j’ai déjà quelques ouvrages en attente de retours qui s’empilent sagement. Concernant Les employés, la difficulté tient essentiellement au livre lui-même, qui est une véritable expérimentation littéraire. Car si la quatrième de couverture évoque une sorte de polar spatial en huis-clos un peu décalé, l’autrice danoise propose bien davantage, et écrit surtout un texte qu’il sera difficile de classer en j’aime/j’aime pas, tant il relève d’une forme d’art contemporain et flirte avec le Nouveau roman. Dans tous les cas, le terme d’OVNI littéraire, n’est pas usurpé. Par son décor qui n’est pas qu’un simple gigantesque vaisseau spatial, par les thèmes qui sondent – oserais-je le mot « analysent » ? – la psyché humaine et par sa forme, à la fois pertinente et déconcertante.

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Chronique – Ronde de nuit, Terry Pratchett

Ronde de nuit de Terry Pratchett

Samedi nécromancie. A la suite de ma chronique portant sur Danse avec les Lutins, il me paraissait logique de prolonger avec un retour sur un tome du Disque-monde. Je lis un Pratchett de temps en temps, dans l’ordre. Une lecture doudou, où je sais que je vais passer un bon – dans le pire des cas – moment. Là, ce ne fut pas bon. Ce fut excellent. Il s’agit désormais de mon tome préféré du Disque-Monde, alors que c’est pourtant peut-être le moins « pratchettien ».

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Chronique – Cochrane VS Cthulhu, Gilberto Villarroel

Cochrane VS Cthulhu de Gilberto Villarroel

J’ai découvert Lovecraft et son « mythe de Cthulhu » durant mes années lycée, au cœur des années 90, d’abord par le jeu de rôle puis, curiosité oblige, par les recueils de nouvelles éditées déjà à l’époque chez Pocket et libellées « H.P. Lovecraft et A. Derleth présentent » (instant nostalgie avec ces couvertures argentées et le début du texte sur la couverture…). J’ai immédiatement adhéré, ce qui est surprenant car je suis plutôt du genre trouillard, carrément pleutre même, et j’ai depuis continué à lire du Lovecraft et à explorer les adaptations en romans ou sur d’autres supports. De plus, je viens de recevoir la sublime intégrale chez Mnémos pour laquelle, comme beaucoup je crois, j’avais contribué au financement participatif . D’ailleurs, le tentacule n’a jamais été autant à la mode (vive ma bannière !), et libre de droits, comme l’indiquent les adaptations, classiques ou pulp, comme Les dossiers Cthulhu (Tentacules VS Holmes), Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu (Tentacules VS Parisienne) ou encore l’hommage non dissimulé dans Kraken (Tentacules VS zoologiste spécialisé en tentacules).

Dans ce cas, une uchronie napoléonienne, avec une couverture exhibant Fort Boyard et donc régressive au-delà du lycée, se devait d’atterrir dans ma PAL. Aucun mensonge dans cette couverture et ce titre, nous avons du Cochrane dans un décor atlantique historique, du Cthulhu, et du versus. Mais qui gagne ?

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