Chronique – Un pont sur la brume, Kij Johnson

Les vacances se terminent, et le blog achève en même temps sa première année. Mondes de poche a logiquement fait la part belle aux éditeurs de poche les plus connus (Folio, J’ai lu, Pocket et Le livre de poche) mais aussi à d’autres – un peu – plus confidentiels et notamment à ma collection chouchou : Une heure lumière, éditée par le Bélial. Je ne pouvais pas clore cette année sans reprendre la chronique d’un de mes premiers contacts, à l’époque où je ne savais pas encore par quel texte commencer, et qui est devenu depuis une de mes romans courts – voire textes – favoris. Place donc à Un pont sur la brume de Kij Johnson ; chronique publiée initialement sur Facebook en décembre 2020.

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Chronique – Entre Troll et Ogre, Marie-Catherine Deniel

Après ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices en lien avec le  #incontournablesSFFF du blog Nervertwhere, j’en profite pour remettre en lumière des livres que j’ai beaucoup aimé avant la mise en ligne de Mondes de poche. Je ressuscite ici une chronique publiée initialement en août 2020, sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, et je me dis que j’aimerais bien que l’autrice écrive davantage de l’imaginaire pour adultes…

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Chronique – L’ensorceleur des choses menues, Régis Goddyn

Rédis Goddyn est connu essentiellement pour son heptalogie de Fantasy Le sang des 7 rois, cycle que je ne lirai jamais car je préfère ce genre à doses très homéopathiques. Néanmoins, quand l’Atalante m’a proposé L’ensorceleur des choses menues en service presse, la quatrième de couverture était suffisamment intrigante pour que j’accepte, d’autant plus que j’essaie de lire davantage d’auteurs francophones.

En effet, L’ensorceleur des choses menues correspond à la Fantasy qui me plait désormais – même s’il y a des exceptions – avec un univers et des personnages originaux et éloignés des clichés actuels et un discours politique et social fort.

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Chronique – Le Serpent (La maison des jeux T1), Claire North

La collection Une Heure Lumière, dédiée aux romans courts ou novellas, contient essentiellement des titres de SF. Par conséquent, la proposition d’un texte qui n’appartient pas à ce genre – notez les précautions de langage pour ne pas classer ce titre – et qui de surcroit est le premier d’une trilogie, l’éditeur proposant habituellement des one shot à l’exception involontaire de Molly Southborne, ne pouvait que provoquer un petit évènement. Dernière particularité de cette novella, elle est sensiblement plus longue que les autres volumes, promesse d’un texte riche.

Le serpent a pour décor – même si c’est davantage que cela – la Venise du XVIIe siècle avec tout ce que cela implique comme représentations et nous raconte l’histoire de Thene, qui se laisse prendre au Grand jeu, le tout servi par une forme originale et appropriée.

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Chronique – Les derniers parfaits, Paul Beorn

J’aime beaucoup les uchronies et je souhaite continuer à découvrir des auteurs et autrices francophones. Les derniers parfaits devait donc arriver tôt ou tard entre mes paluches. Ici, le déclencheur est une lecture croisée entre Stéph et Lianne, lors d’une session des Lectures duo que j’organisais sur Facebook. Si je savais que Lianne était cliente de Fantasy, je savais également que Stéph l’était beaucoup moins ; aussi, quand les deux ont aimé ce livre, je savais que je pouvais me lancer.

Après lecture de la quatrième de couverture, je m’attendais à une uchronie « pure », c’est à dire une histoire divergente mais plausible, sans élément caractéristique de l’imaginaire. Je me suis fourvoyé. L’élément uchronique est l’ajout de la magie, donc une divergence ample qui change complètement le paradigme du contexte pour aboutir à un univers de Fantasy. Paul Beorn nous livre une H(h)istoire qui croise magie et religion, où un groupe de personnages très typés vivent une aventure rythmée aux enjeux majeurs.

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Manga – L’Éden des sorcières, Yumeji

L’Éden des sorcières, T1&2 de Yumeji

Le foyer Loisy fait une grosse consommation de mangas et nous essayons de nous « limiter » à des titres qui peuvent plaire à au moins deux membres de la famille (bon, avec fiston qui lit quasiment tout ce qui lui tombe sous la main, ça n’est guère une contrainte ^^’). Dans ce cas, c’est un titre que j’avais repéré pour mon épouse et que j’ai apprécié également. Nous préférons également les séries qui sont récentes, pour éviter d’avoir trop de tomes à rattraper.

Pour l’Eden des sorcières, il s’agit au premier abord d’une histoire relativement classique, qui mêle magie et écologie mais le titre se démarque par un trait particulièrement soigné et une histoire qui semble plus complexe et originale que du shonen classique.

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Chronique – L’homme qui savait la langue des serpents, Andrus Kivirähk

L’homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk

On passe parfois à côté de certains titres, tout auréolés du prix de l’imaginaire – 2014 en l’occurrence – qu’ils soient. Dans ce cas, c’est le hasard d’une mise en évidence dans ma librairie, au rayon « littératures étrangères », qui me l’a fait fait découvrir. Tous les astres étaient alignés : une maison d’édition que je ne connaissais pas (au catalogue éclectique et qui n’est pas spécifiquement imaginaire) pour un objet original, un auteur d’une nationalité – l’Estonie – que je n’avais pas encore lue et une quatrième intrigante. J’étais tout de même dubitatif, suffisamment pour laisser végéter le livre durant une année dans ma PAL, car cette même couverture arbore des extraits de critiques élogieuses issues de Télérama et du Magazine littéraire, autant de repoussoirs pour moi. Le prix lui-même m’a parfois laissé un arrière-goût désagréable. La surprise en est d’autant meilleure. L’homme qui savait la langue des serpents est une fable païenne dans le contexte d’une Estonie passée, propice à une réflexion sur la modernité et centrée sur un héros tragique.

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Chronique – Thecel, Léo Henry

Thecel de Léo Henry

Thecel est un livre qui était déjà dans ma wish list depuis sa sortie car j’essaie de découvrir de nouvelles plumes francophones, même si j’ai une prédilection pour la SF. Sa démarche formelle, nommée « trilogie du mauvais genre », dont il parle sur ActuSF, m’intriguait beaucoup. Comme de nombreux écrivains français, il a affuté sa plume sur la meule du jeu de rôle, y compris comme auteur. D’ailleurs, je me demandais si Thecel allait s’affranchir des clichés habituels véhiculés par le jeu de rôle médiéval fantastique (spoil : oui). Depuis peu, Léo Henry a également été sous le feu des projecteurs après les Imaginales 2021, pour son soutien aux victimes d’agressions sexistes et sexuelles dans le milieu de l’édition, ainsi que pour le prix du roman francophone 2021 obtenu lors de cet évènement. Evidemment, certains y verront une relation de cause à effet, et crieront au danger du wokisme qui s’empare du milieu de l’édition. Qu’ils soient rassurés, l’écrasante majorité de ce qui est imprimé reste peuplé d’hommes blancs, puissants et hétérosexuels. En attendant, Léo Henry écrit des personnages loin de ces standards, qui évoluent dans un monde de conte, mais un récit dont la forme ne m’a pas totalement convaincu.

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Chronique – Ronde de nuit, Terry Pratchett

Ronde de nuit de Terry Pratchett

Samedi nécromancie. A la suite de ma chronique portant sur Danse avec les Lutins, il me paraissait logique de prolonger avec un retour sur un tome du Disque-monde. Je lis un Pratchett de temps en temps, dans l’ordre. Une lecture doudou, où je sais que je vais passer un bon – dans le pire des cas – moment. Là, ce ne fut pas bon. Ce fut excellent. Il s’agit désormais de mon tome préféré du Disque-Monde, alors que c’est pourtant peut-être le moins « pratchettien ».

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Chronique – Danse avec les lutins, Catherine Dufour

Danse avec les lutins de Catherine Dufour

J’ai découvert Catherine Dufour avec la première édition poche de la dystopie Le goût de l’immortalité que je considère depuis comme le meilleur livre de la science-fiction française, rien que ça. Dans un autre genre, celui du fantastique, j’ai été séduit par Entends la nuit, qui prend le contre-pied des récits toxiques BitLit & co. Depuis, elle a clamé son amour à Sir Pratchett sur France Inter (madame squatte beaucoup la radio !), où j’ai appris qu’elle écrivait aussi de la Fantasy, dans un registre satirico-parodique – ou parodiquo-satirique, je suis pas sectaire. La sortie de Danse avec les lutins au Livre de poche était l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’autrice, même si je l’attendais au tournant, m’inquiétant d’un éventuel plagiat. Je lui présente ici mes plus plates excuses pour ce procès d’intention : l’autrice nous livre une fresque de Fantasy drôle et engagée, servie par une plume poétique et acérée. Un coup de cœur.

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