Chronique – Braises de guerre, Gareth L. Powell

Braises de guerre partait avec un à priori positif pour deux raisons ; c’est un Space Opera – mon genre de SF favori – et c’est une trilogie intégralement traduite en français (le deuxième tome, L’Armada de Marbre est sorti il y a quelques semaines en même temps que L’éclat d’étoiles impossibles, le dernier). De surcroit, la quatrième de couverture affiche l’opinion d’Adrian Tchaikovsky : « Un space opera solide et exaltant, plein d’imagination et de vie », rien que ça. La barre est haute, surtout venant d’un auteur qui a écrit des textes de SF réellement remarquables.

J’aurais peut-être quelques réserves sur le « solide » – Braises de guerre n’étant pas avare de Deus Ex Machina et demande une certaine suspension d’incrédulité – mais en effet c’est un Space opera qui propose une approche intéressante de la guerre et de ses acteurs, avec une dose importante de Sense of wonder.

Lire la suite « Chronique – Braises de guerre, Gareth L. Powell »

Chronique – Martiens, go home !, Fredric Brown

J’ai déjà évoqué Fredric Brown dans ma chronique de Simulacres Martiens, écrit par son homonyme, où ce deuxième fait un clin d’œil au premier. Pour cette semaine SF & aliens comiques, il était temps que je ressorte cette chronique, publiée initialement sur Facebook en mars 2021.

Un classique que je ne connaissais pas, et qui m’avait été conseillé lors d’une séance de « name dropping ». Le résumé était très alléchant et j’essaie de combler une partie des trous de ma culture littéraire SF. Je ne le regrette pas : j’ai beaucoup ri, tout en adorant le ton et l’ambiance tellement old school.

Lire la suite « Chronique – Martiens, go home !, Fredric Brown »

Chronique – Mes vrais enfants, Jo Walton

Il y a des livres qui sont lus trop tardivement : entre l’étape du repérage, puis de l’achat et la stagnation en PAL, il faut parfois un petit déclencheur pour extraire un livre plutôt qu’un autre ; pour Mes vrais enfants, c’est un défi organisé sur un groupe Facebook et dont le thème du mois de juin était « auteur ou autrice avec la même initiale de prénom » qui a fait fonction de. Mieux vaut tard que jamais.

Ce n’est peut-être qu’une impression, mais Mes vrais enfants me parait être un livre très apprécié – euphémisme – par l’ensemble des lectrices et lecteur. Pour ma part, je l’intègre à ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices. Je ne ferai donc preuve d’aucune originalité en me joignant au concert de louanges. Mes vrais enfants s’appuie sur une idée qui a traversé l’esprit de tout le monde, au moins une fois : et si j’avais fait un choix différent ? Deux uchronies naissent alors mais restent à hauteur d’individus, pour un roman très (très) riche en émotions.

Lire la suite « Chronique – Mes vrais enfants, Jo Walton »

Chronique – Rêves de machines, Louisa Hall

Après avoir évoqué la relation IA/Humanité avec Le temps d’un souffle je m’attarde, je reprends une très vieille chronique d’un roman, voire un fix-up, qui traite de la même problématique mais peut-être d’une façon plus ouverte. Je pense qu’il faut que je me décide à lire Blade Runner, qui manque décidemment à ma culture. Rêves de machines était un achat spontané, en tête de gondole du Cultura d’à côté et j’en avais fait le (court) retour en décembre 2019.

Lire la suite « Chronique – Rêves de machines, Louisa Hall »

Chronique – Le sang des immortels, Laurent Genefort

Je poursuis la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec cette fois-ci Le sang des immortels, qui était pour moi le premier contact avec l’auteur ; c’est aussi un texte relativement ancien, qui date de 1997 et publié à l’époque dans la mythique collection Fleuve noir. Il s’agit d’une chronique publiée initialement sur Facebook, en mai 2020 et le livre m’avait été chaudement recommandé par Arnauld Pontier.

Lire la suite « Chronique – Le sang des immortels, Laurent Genefort »

Chronique – Deus Irae, Philip K. Dick et Roger Zelazny

Je me suis déjà lamenté – trop peut-être – sur la difficulté que pouvait représenter l’écriture de certaines chroniques. C’était avant de rédiger celle de Deus Irae. Désormais, je réfléchirai à deux fois avant d’employer ce mot, ou je manierai l’euphémisme pudique. Ici, la complexité de l’exercice tient essentiellement à l’esprit du livre, qui m’a arraché un nombre invraisemblable de commentaires, souvent prononcés à voix haute, et dont « what the fuck » est probablement le plus représentatif.

Il s’agissait d’une lecture croisée organisée par Cecilia, du groupe Facebook des Mordus et dont le thème était « autrice ou auteur qui nous a quitté ». Avec mon binôme, Gabriel – surnommé à raison le membre le plus sympathique du monde – nous avons fait les malins en choisissant un titre co-écrit par deux auteurs décédés, deux monuments de la littérature de l’imaginaire. Favorable aux conjonctures, le roman se prêtait bien à cette lecture à deux. Nous avons donc exploré ce monde post-apocalyptique, qui a pour thème centrale la religion (il s’agit donc de ma troisième est dernière chronique qui clôt la semaine qui lui est consacrée, jeu de mot inside) et dont les pattes des deux auteurs sont clairement visibles.

Lire la suite « Chronique – Deus Irae, Philip K. Dick et Roger Zelazny »

Chronique – Colonies, Laurent Genefort

Laurent Genefort fait partie de ces auteurs et autrices francophones dont les livres sont régulièrement présents sur les étals des librairies. Le hasard de mes différents achats et envies de lecture fait qu’il est longtemps resté dans la catégorie mentale « à lire » ; ce n’est qu’en 2019 que je franchis le cap avec la sortie du Sang des immortels, également chez FolioSF. Il y a ensuite eu Lum’en, que j’ai également apprécié à un moment où je boudais pourtant le genre de la nouvelle et autres fix-up.

La toute récente sortie en poche de Colonies ne pouvait donc me laisser indifférent. C’est encore une bonne pioche et j’y ai retrouvé les mêmes qualités que dans les livres cités précédemment : une très grande maitrise du genre Space Opera, des récits à dimension humaine, avec des questionnements intéressants tout en restant accessible.

Lire la suite « Chronique – Colonies, Laurent Genefort »

Chronique – La machine à explorer l’espace, Christopher Priest

Après Holmes VS Martiens du début de semaine, je reste dans le thème « Wells sans Wells ». Ici, Priest témoigne tout son amour pour un des premiers auteurs de SF en associant ses deux œuvres majeures : La guerre des mondes et La machine à explorer le temps.

Il s’agit d’un court retour que j’avais publié sur Facebook le 1er avril 2020.

Lire la suite « Chronique – La machine à explorer l’espace, Christopher Priest »

Chronique – Les étoiles s’en balancent, Laurent Whale

Je m’étais inscrit sur le groupe Facebook Les mordus de SFFF pour découvrir de nouveaux titres et aller un peu plus loin que ce qu’on peut trouver en tête de gondole du Cultura ou je trainais mes baskets. Les étoiles s’en balancent fait partie de ces titres que je n’aurais probablement jamais repéré, et Laurent Whale serait peut-être resté un auteur inconnu pour moi. Ça aurait dommage car c’est quelqu’un d’accessible, d’humble et de fort sympathique, qui écrit des livres qui me plaisent, comme par exemple Les pilleurs d’âmes que j’ai lu ensuite et chroniqué chez Anne-Laure. Aussi, en attendant de lire la suite, Les damnés de l’asphalte, qui m’attend sagement en PAL, voici la chronique que j’avais rédigé le 25 avril 2019.

Lire la suite « Chronique – Les étoiles s’en balancent, Laurent Whale »

Chronique – L’obscur, Philippe Testa

Depuis que j’ai ouvert Mondes de poche, j’essaie de suivre un petit plus l’actualité de l’imaginaire, au moins en format poche, et donc d’acquérir les nouveautés qui me font de l’œil. Pour ce livre, je partais complètement dans l’inconnu, avec un auteur que je connaissais pas et que FolioSF est allé « chercher » en Suisse. Le livre est d’ailleurs assez largement passé sous les radars français lors de sa sortie transalpine et je salue la décision courageuse de Pascal Godbillon de le publier dans l’hexagone.

En effet, pessimiste et chargé de colère, L’obscur n’est pas un livre qui aidera son lecteur ou sa lectrice à aller mieux. Il s’agit d’un brûlot qui dénonce le cynisme et les conséquences d’un néo-capitalisme poussé à l’extrême, qui finit par imploser ; chute que contemple un narrateur qui oscille entre résolution, résignation et nihilisme.

Lire la suite « Chronique – L’obscur, Philippe Testa »

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑