Chronique – Les derniers parfaits, Paul Beorn

J’aime beaucoup les uchronies et je souhaite continuer à découvrir des auteurs et autrices francophones. Les derniers parfaits devait donc arriver tôt ou tard entre mes paluches. Ici, le déclencheur est une lecture croisée entre Stéph et Lianne, lors d’une session des Lectures duo que j’organisais sur Facebook. Si je savais que Lianne était cliente de Fantasy, je savais également que Stéph l’était beaucoup moins ; aussi, quand les deux ont aimé ce livre, je savais que je pouvais me lancer.

Après lecture de la quatrième de couverture, je m’attendais à une uchronie « pure », c’est à dire une histoire divergente mais plausible, sans élément caractéristique de l’imaginaire. Je me suis fourvoyé. L’élément uchronique est l’ajout de la magie, donc une divergence ample qui change complètement le paradigme du contexte pour aboutir à un univers de Fantasy. Paul Beorn nous livre une H(h)istoire qui croise magie et religion, où un groupe de personnages très typés vivent une aventure rythmée aux enjeux majeurs.

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Chronique – Génocides, Thomas Disch

Je reste dans le thème d’une SF végétale. Après le plutôt optimiste Semiosis du début de semaine, voici une toute autre vision, extrêmement pessimiste, imaginée par Thomas Disch dans son roman Génocides. Un livre très dur, qui parle finalement davantage de l’humanité que d’aliens. Un classique à lire.

J’exhume ce court (très court) retour publié initialement sur Facebook, le 18 avril 2019.

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Chronique – Le club, Michel Pagel

Le club de Michel Pagel

La couverture a circulé sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, dans une publi de cover reveal d’Anne-Laure. J’en ai parlé à ma femme qui me l’a offert. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte qu’il s’agit du même auteur que Le Roi d’Août, livre que je considère comme un chef d’œuvre. [J’ai d’ailleurs depuis à nouveau déclaré mon amour à Michel Pagel dans mon retour sur Orages en terre de France.]

L’accroche du livre est simple : les personnages du Club des 5 se réunissent 30 ans plus tard, sur les lieux de leurs aventures. Ils sont désormais adultes, ne sont plus que 4, le chien Dagobert étant décédé. Forcément, un meurtre a lieu… 

Voici donc mon court retour publié initialement sur FB en août 2019.

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Chronique – Haviland Tuf, G.R.R. Martin

Haviland Tuf de G.R.R. Martin

Je dois bien admettre que je ne suis pas fan de Game of Thrones, notamment en raison de son extrême longueur. À contrario, j’ai beaucoup aimé les one shot de G.R.R. Martin que j’ai pu lire, Armageddon Rag – dont j’exhumerai le retour un jour – et Rêves de Fèvre que j’avais chroniqué pour Anne-Laure avant d’ouvrir Mondes de poche. J’étais curieux de voir ce que l’auteur, connu mondialement pour de la fantasy, pouvait bien offrir à la SF. En commençant ma lecture, je me suis rendu compte que ça n’est pas un roman, mais un fix up, c’est à dire un recueil de nouvelles qui ont le même thème (en passant, j’aurais aimé que l’information apparaisse plus explicitement sur le livre…). Finalement, c’est un double avantage : je peux compter cette lecture dans le cadre du Challenge Winter Short Stories of SFFF et cela me permet d’éviter un défaut que j’ai repéré dans les deux romans susnommés : une baisse de rythme dans le deuxième tiers.

Même si le corpus date un peu car écrit de 1976 à 1985, à la fois dans les idées et l’écriture (en raison de la traduction ?), c’est un excellent moment de lecture. On retrouvera une ambiance et une gouaille digne des héros de Jack Vance mais en moins testostéronnée, Haviland Tuf devant compter davantage sur son esprit que son physique. Une précision : si la lecture de l’accroche ou ce que je résume vous convainc de lire ce livre, ne terminez pas la lecture de cet article car j’y dévoilerai l’évolution du personnage principal

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Chronique – Orages en terre de France, Michel Pagel

Orages en terre de France de Michel Pagel

Il y a des auteurs qui paraissent injustement méconnus, qui sont peu conseillés ou mentionnés, alors que le lectorat – du moins celui qui a bon goût – reconnait leur qualité. Michel Pagel est de ceux-là. Que cela soit dans Le roi d’août, où il extrapole avec gourmandise la célèbre nuit de noces de Philippe Auguste, ou Le club, dans lequel il imagine les membres du Club des cinq 30 ans après leur dernière enquête, il prouve sa capacité à traiter un sujet en profondeur et à le maitriser totalement, au service du récit d’imaginaire. De surcroit, il écrit très bien, avec un style (ou « des », car il s’adapte) travaillé et efficace, fruit d’une longue expérience de traducteur. En effet, vous avez probablement lu du Pagel dans le savoir. Orages en terre de France est un texte, ou précisément un recueil de quatre nouvelles qui multiplie les points de vue, auquel je ne pouvais pas résister car je suis friand d’uchronie, car il est original par son contexte – il ne raconte pas une énième victoire du IIIe Reich… – et son angle d’attaque, ici en s’intéressant au « commun des mortels ». Dans cette Guerre de cent ans qui en dure mille, Michel Pagel interroge les notions de patriotisme, de courage tout en critiquant de manière (très) acerbe le pouvoir, surtout religieux.

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Chronique – Sovok, Cédric Ferrand

Sovok de Cédric Ferrand

Après Wastburg, récit choral médiéval qui m’avait séduit, la sortie de Sovok en poche l’an dernier était pour moi l’occasion de lire du Cédric Ferrand à nouveau. Ce roman avait un peu végété dans ma PAL – la joie du décalage achat/lecture quand on possède déjà trop de livres – et c’est grâce à une catégorie d’un challenge FB, à savoir un titre sans « A », « U » ou « I », qu’il a pu s’en extirper, et a de surcroît été l’objet d’une lecture croisée. J’y ai retrouvé les mêmes ingrédients : un cadre qui oscille entre imaginaire et image d’Epinal, peuplé d’anti-héros débrouillards et dont le récit de vie fait fonction d’intrigue.

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