Chronique – Génocides, Thomas Disch

Je reste dans le thème d’une SF végétale. Après le plutôt optimiste Semiosis du début de semaine, voici une toute autre vision, extrêmement pessimiste, imaginée par Thomas Disch dans son roman Génocides. Un livre très dur, qui parle finalement davantage de l’humanité que d’aliens. Un classique à lire.

J’exhume ce court (très court) retour publié initialement sur Facebook, le 18 avril 2019.

Une « nouveauté » dont la couverture et le titre m’ont intrigué, sans vraiment savoir ce que j’achetais. Il s’agit en fait d’une réédition d’un roman des années 60, très court, surtout au regard des standards actuels. Le postulat est très simple : une mystérieuse plante, à la croissance rapide et aux besoins voraces, envahit tout la planète et détruit la civilisation, essentiellement en provoquant des famines. Le livre appartient donc au genre post-apo. Les protagonistes sont des survivants, une communauté américaine orientation WASP. Ce contexte permet à l’auteur de montrer la noirceur humaine, et les ravages du mélange bêtise, patriarcat, bigoterie, jalousie… L’auteur verse un peu trop dans la caricature mais certaines scènes ou comparaisons donnent une réelle profondeur au livre et on en sort plutôt pessimiste, à fortiori dans le contexte environnemental actuel. Ironie involontaire de l’auteur : c’est la « nature qui tue » l’homme. Bref, un ouvrage que je suis content d’avoir lu, pour une alternative à la nouvelle référence du genre, à savoir Walking Dead ou finalement ce qui compte, ce n’est pas tant l’apocalypse ; ce qui est monstrueux ce n’est pas l’Ennemi…

Les + :

  • Court et efficace
  • Une sublime couverture
  • Pas de personnage « super héroïque »

Les –

  • une des sous-intrigues qui tombe un peu à plat
  • c’est peut-être un peu daté

Résumé éditeur

Des arbres titanesques, à la croissance très rapide ont mystérieusement envahi la Terre. Ils colonisent le monde, assèchent mers et lacs, totalement indifférents au destin d’une civilisation humaine en train de disparaître dans ce cataclysme vert.

Dans le nord du Minnesota, Anderson, un agriculteur vieillissant, une bible dans une main et une arme à feu dans l’autre, tente désespérément de faire survivre la population d’une petite ville. Mais Jeremiah Orville, un citadin rescapé prêt à se venger et à défendre chèrement sa peau, devient un danger pour le groupe. Arriveront-ils à dépasser leurs différends pour vaincre l’ennemi ?

Génocides de Thomas Disch, traduit par Guy Abadia, aux éditions Mnémos collection Hélios (présente édition de 2019, première édition VF en 1970, parution VO en 1965), 256 pages.

2 commentaires sur “Chronique – Génocides, Thomas Disch

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  1. peut être daté mais à sa traduction, a époustouflé les amateurs boomers dont moi…la sf évolue les très bons d’antan ont vocation à être des précurseurs ou des étapes de la richesse du genre……

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