Chronique – Un pont sur la brume, Kij Johnson

Les vacances se terminent, et le blog achève en même temps sa première année. Mondes de poche a logiquement fait la part belle aux éditeurs de poche les plus connus (Folio, J’ai lu, Pocket et Le livre de poche) mais aussi à d’autres – un peu – plus confidentiels et notamment à ma collection chouchou : Une heure lumière, éditée par le Bélial. Je ne pouvais pas clore cette année sans reprendre la chronique d’un de mes premiers contacts, à l’époque où je ne savais pas encore par quel texte commencer, et qui est devenu depuis une de mes romans courts – voire textes – favoris. Place donc à Un pont sur la brume de Kij Johnson ; chronique publiée initialement sur Facebook en décembre 2020.

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Chronique – Planetfall, Emma Newman

J’ai déjà évoqué l’excellente initiative de Vert et son tag Autrices incontournables en SFFF (qui a atteint sa 102 participation le 12 août ; voici le lien de ma propre participation) et, toujours envieux, boulimique même, d’enrichir ma PAL et ma culture des auteurs et autrices de la SFFF, je profite de ces listes quintessencielles pour picorer, voire piller joyeusement.

Planetfall d’Emma Newman apparait dans les 10 titres cités par Vert elle-même. Le livre m’avait déjà été conseillé à plusieurs reprises mais se trainait un peu au purgatoire de la wish list ; néanmoins ce tag, associé au challenge Summer Star Wars, ainsi que l’inquiétude ne pas pouvoir me le procurer – le livre n’a malheureusement pas eu le succès qu’il aurait dû – l’ont fait sortir de la zone grise pour être acheté, puis lu dans la foulée. C’est l’occasion pour moi d’exprimer ce que d’autres ressentent sûrement aussi, pour ce récit ou un autre : la frustration face à l’échec d’un livre qui a tellement de qualités, alors que des romans (bien plus) mauvais fonctionnent. Car avec Planetfall, Emma Newman propose un remarquable et original roman de colonisation, à la narration ingénieuse et surtout peuplé, hanté, de personnages aux lourds stigmates.

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Chronique – Martiens, go home !, Fredric Brown

J’ai déjà évoqué Fredric Brown dans ma chronique de Simulacres Martiens, écrit par son homonyme, où ce deuxième fait un clin d’œil au premier. Pour cette semaine SF & aliens comiques, il était temps que je ressorte cette chronique, publiée initialement sur Facebook en mars 2021.

Un classique que je ne connaissais pas, et qui m’avait été conseillé lors d’une séance de « name dropping ». Le résumé était très alléchant et j’essaie de combler une partie des trous de ma culture littéraire SF. Je ne le regrette pas : j’ai beaucoup ri, tout en adorant le ton et l’ambiance tellement old school.

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Chronique – L’Effet coccinelle, Yann Bécu

J’enfonce des portes ouvertes : le nombre de sorties SFFF est pléthorique. Et encore, je me contente essentiellement des sorties en poche, ce qui réduit drastiquement l’offre. Toujours est-il qu’avec un rythme de lecture d’un livre tous les 5 ou 6 jours, il faut bien choisir… Aussi, quand je trouve l’association science-fiction, one shot, auteur français et quatrième de couverture alléchante, c’est à dire la majorité de mes critères sélectifs, je me lance. D’autant plus que je connais déjà Yann Bécu pour avoir lu et beaucoup aimé Les bras de Morphée lors de sa sortie en poche.

Même si les histoires sont – je continue à enfoncer les portes ouvertes – différentes, j’ai retrouvé d’assez importantes similitudes et qualités : l’auteur a un talent pour démarrer sur une accroche complètement barrée mais qu’il sait mener de manière astucieuse, avec un ton volontiers acerbe, sans oublier de déclarer son amour à la littérature. Coup de cœur !

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Chronique – Je suis fille de rage, Jean-Laurent Del Socorro

Après avoir adoré Royaume de vent et de colères, je n’avais pas pu résister à la superbe édition collector de Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro (j’ai depuis lu, et autant apprécié, Boudicca). L’auteur français est devenu spécialiste de romans qui s’inscrivent dans des contextes historiques, auxquels il ajoute une dote plus ou moins grande de fantastique. Sa plume est toujours agréable et il ne tombe jamais dans le piège du manichéisme, sans oublier de faire preuve d’une belle et subtile inclusivité. Je profite donc de la sortie poche de Je suis fille de rage pour exhumer cette chronique, publiée initialement sur Facebook en janvier 2020.

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Chronique – Entre Troll et Ogre, Marie-Catherine Deniel

Après ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices en lien avec le  #incontournablesSFFF du blog Nervertwhere, j’en profite pour remettre en lumière des livres que j’ai beaucoup aimé avant la mise en ligne de Mondes de poche. Je ressuscite ici une chronique publiée initialement en août 2020, sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, et je me dis que j’aimerais bien que l’autrice écrive davantage de l’imaginaire pour adultes…

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Chronique – Mes vrais enfants, Jo Walton

Il y a des livres qui sont lus trop tardivement : entre l’étape du repérage, puis de l’achat et la stagnation en PAL, il faut parfois un petit déclencheur pour extraire un livre plutôt qu’un autre ; pour Mes vrais enfants, c’est un défi organisé sur un groupe Facebook et dont le thème du mois de juin était « auteur ou autrice avec la même initiale de prénom » qui a fait fonction de. Mieux vaut tard que jamais.

Ce n’est peut-être qu’une impression, mais Mes vrais enfants me parait être un livre très apprécié – euphémisme – par l’ensemble des lectrices et lecteur. Pour ma part, je l’intègre à ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices. Je ne ferai donc preuve d’aucune originalité en me joignant au concert de louanges. Mes vrais enfants s’appuie sur une idée qui a traversé l’esprit de tout le monde, au moins une fois : et si j’avais fait un choix différent ? Deux uchronies naissent alors mais restent à hauteur d’individus, pour un roman très (très) riche en émotions.

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Chronique – Le Serpent (La maison des jeux T1), Claire North

La collection Une Heure Lumière, dédiée aux romans courts ou novellas, contient essentiellement des titres de SF. Par conséquent, la proposition d’un texte qui n’appartient pas à ce genre – notez les précautions de langage pour ne pas classer ce titre – et qui de surcroit est le premier d’une trilogie, l’éditeur proposant habituellement des one shot à l’exception involontaire de Molly Southborne, ne pouvait que provoquer un petit évènement. Dernière particularité de cette novella, elle est sensiblement plus longue que les autres volumes, promesse d’un texte riche.

Le serpent a pour décor – même si c’est davantage que cela – la Venise du XVIIe siècle avec tout ce que cela implique comme représentations et nous raconte l’histoire de Thene, qui se laisse prendre au Grand jeu, le tout servi par une forme originale et appropriée.

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Chronique – Le temps d’un souffle, je m’attarde, Roger Zelazny

Roger Zelazny est plutôt connu pour ses œuvres inspirées par les mythologies, qu’elles soient grecques, indiennes, celtiques… Auteur très prolifique, qui a écrit dans tous les genres de l’imaginaire, il s’est aussi beaucoup intéressé à l’informatique : Deus Irae en 1976 (même si Dick y est sûrement pour quelque chose), 24 vues du Mont Fuji par Hokusai en 1985 et qui me parait compléter parfaitement le texte évoqué dans ce billet, ou encore la deuxième pentalogie d’Ambre avec la Roue Spectrale de Merlin à partir de 1986… et probablement de nombreux textes que je n’ai pas lu.

Dans cette novella de 1966, Zelazny imagine un monde post-apocalyptique, sous la surveillance de puissantes intelligences artificielles, dont une qui rêve d’humanité.

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Chronique – Lum’en, Laurent Genefort

Je termine la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec Lum’en pour conclure. Sorti initialement en 2015, et donc plutôt récemment au regard de longévité de l’auteur (ce dernier posait d’ailleurs cet enjeu avec humour en interview), il est auréolé des prix Julia Verlanger, Rosny aîné et Grand prix de l’Imaginaire. Situé aussi dans la Panstructure, l’univers de l’auteur, il me parait être une bonne préquelle, ou suite selon votre ordre de lecture, à Colonies. Cette chronique a été publiée initialement sur Facebook, en décembre 2020.

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