Chronique – Humanité divisée, John Scalzi

Humanité divisée de John Scalzi

Humanité divisée est le cinquième (et avant-dernier ?) volume du cycle Le vieil homme et la guerre de l’auteur américain John Scalzi. Si vous n’avez pas encore commencé cette série, je ne peux que vous la recommander : drôle, rythmée, humaniste… d’autant plus que vous pouvez vous contenter de lire le premier, qui se suffit à lui-même. Voici un exemple de chronique sur le blog Le Chien Critique. L’auteur multiplie les expériences avec son univers : les tomes 3 et 4 racontent la même histoire, mais avec des points de vue différents, et celui qui nous intéresse aujourd’hui est un fix-up, c’est à dire un recueil de nouvelles sur un même thème. Humanité divisée forme néanmoins un « roman » avec une intrigue globale où, de surcroit, John Scalzi se paie le luxe de pas faire intervenir John Perry, le fameux « vieil homme ». Il reconnait lui-même la difficulté de l’exercice : des nouvelles autonomes, qui forment un tout, au sein d’une intrigue de série. Les évènements se déroulent donc après les tomes 3 et 4, alors que l’humanité est aux bords de la guerre civile.

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Chronique – Haviland Tuf, G.R.R. Martin

Haviland Tuf de G.R.R. Martin

Je dois bien admettre que je ne suis pas fan de Game of Thrones, notamment en raison de son extrême longueur. À contrario, j’ai beaucoup aimé les one shot de G.R.R. Martin que j’ai pu lire, Armageddon Rag – dont j’exhumerai le retour un jour – et Rêves de Fèvre que j’avais chroniqué pour Anne-Laure avant d’ouvrir Mondes de poche. J’étais curieux de voir ce que l’auteur, connu mondialement pour de la fantasy, pouvait bien offrir à la SF. En commençant ma lecture, je me suis rendu compte que ça n’est pas un roman, mais un fix up, c’est à dire un recueil de nouvelles qui ont le même thème (en passant, j’aurais aimé que l’information apparaisse plus explicitement sur le livre…). Finalement, c’est un double avantage : je peux compter cette lecture dans le cadre du Challenge Winter Short Stories of SFFF et cela me permet d’éviter un défaut que j’ai repéré dans les deux romans susnommés : une baisse de rythme dans le deuxième tiers.

Même si le corpus date un peu car écrit de 1976 à 1985, à la fois dans les idées et l’écriture (en raison de la traduction ?), c’est un excellent moment de lecture. On retrouvera une ambiance et une gouaille digne des héros de Jack Vance mais en moins testostéronnée, Haviland Tuf devant compter davantage sur son esprit que son physique. Une précision : si la lecture de l’accroche ou ce que je résume vous convainc de lire ce livre, ne terminez pas la lecture de cet article car j’y dévoilerai l’évolution du personnage principal

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Chronique – L’homme qui savait la langue des serpents, Andrus Kivirähk

L’homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk

On passe parfois à côté de certains titres, tout auréolés du prix de l’imaginaire – 2014 en l’occurrence – qu’ils soient. Dans ce cas, c’est le hasard d’une mise en évidence dans ma librairie, au rayon « littératures étrangères », qui me l’a fait fait découvrir. Tous les astres étaient alignés : une maison d’édition que je ne connaissais pas (au catalogue éclectique et qui n’est pas spécifiquement imaginaire) pour un objet original, un auteur d’une nationalité – l’Estonie – que je n’avais pas encore lue et une quatrième intrigante. J’étais tout de même dubitatif, suffisamment pour laisser végéter le livre durant une année dans ma PAL, car cette même couverture arbore des extraits de critiques élogieuses issues de Télérama et du Magazine littéraire, autant de repoussoirs pour moi. Le prix lui-même m’a parfois laissé un arrière-goût désagréable. La surprise en est d’autant meilleure. L’homme qui savait la langue des serpents est une fable païenne dans le contexte d’une Estonie passée, propice à une réflexion sur la modernité et centrée sur un héros tragique.

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Chronique – Dans la toile du temps, Adrian Tchaikovsky

Dans la toile du temps de Adrian Tchaikovsky

Je vous ai parlé mercredi de Sur la route d’Aldébaran pour vous dire tout le bien que j’en pensais. Je ressuscite désormais mon premier contact avec l’auteur, le roman Dans la toile du temps, qui été mon livre favori de l’année 2020 et que je ne pouvais donc pas ne pas avoir sur le blog. Il s’agit du premier tome d’une trilogie, mais qui peut tout à fait se lire seul. Le deuxième volume, dont le titre est traduit par Dans les profondeurs du temps, est sorti en grand format chez Denoël en juin. Inutile de préciser que j’attends la version poche avec une grande impatience.

Concernant Dans la toile du temps, je l’avais acquis suite à un retour de Steph sur Outrelivres, nos goûts étant souvent assez proches. Le retour initial était sur Facebook, en mars 2020.

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Chronique – Sur la route d’Aldébaran, Adrian Tchaikovsky

Sur la route d’Aldébaran de Adrian Tchaikovsky

Certains achats sonnent comme une évidence. Adrian Tchaikovsky a écrit mon livre favori de 2020, ce petit bijou d’inventivité et de construction qu’est Dans la toile du temps et dont je vous parlerai samedi. Cette novella est la dernière parue dans la collection Une Heure Lumière (dont il s’agira du cinquième retour ici) ; sublimée par la couverture d’Aurélien Police, elle ne pouvait (dé)raisonnablement pas me laisser indifférent. Prétexte supplémentaire, si tant est que j’en avais besoin, c’est une lecture dans le cadre du Challenge Winter Short Stories of SFFF organisé par Célinedanaë.

Le risque était d’attendre beaucoup, peut-être trop, d’autant plus que l’auteur très prolifique a une réputation d’irrégularité. La catastrophe n’a pas eu lieu, bien au contraire. Adrian Tchaikovsky invente un décor de Big Dumb Object, pour écrire un récit d’horreur, sans oublier l’humour.

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Chronique – Days, James Lovegrove

Days de James Lovegrove

James Lovegrove est un auteur que je connaissais déjà par sa série les Dossiers Cthulhu, qui mettent en scène Holmes contre les créatures de Lovecraft, et dont j’ai lu deux premiers tomes. Si je n’avais pas été totalement convaincu par le fond, le contraste entre les deux univers nuisant à l’ambiance horrifique à mon humble avis, j’avais néanmoins trouvé une belle inventivité et un sens de la fiction. Days m’avait été quant à lui conseillé il y a quelques temps et attendait sagement au fond de ma wish list. Réédité en octobre 2021, il était temps de lui donner sa chance. J’ai beaucoup aimé ce pamphlet, même s’il manque parfois un peu de subtilité, où la consommation est devenue une forme de religion. L’auteur n’oublie toutefois pas d’écrire une histoire, aux airs de vaudeville. Lecture intéressante en ce mois de décembre et ses fêtes qui approchent…

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Chronique – Cristal qui songe, Theodore Sturgeon

Cristal qui songe de Theodore Sturgeon

J’aime de plus en plus les challenges car ils me permettent de lire des bouquins auxquels je ne me serais probablement jamais intéressé (par contre, concernant l’objectif de diminution de la PAL, c’est un échec désastreux). Dans le cas présent, je devais lire un livre avec un jouet sur la couverture… et c’est en faisant une séance de namedropping sur Facebook que Cristal qui songe m’a été conseillé. Ma première rencontre avec Théodore Sturgeon remonte à la fin des années 90 avec la lecture des Plus qu’humains qui m’a laissé le souvenir mitigé d’un bouquin compliqué, suffisamment en tout cas pour ne plus m’intéressé à l’auteur américain. Cependant, j’ai constaté que Cristal qui songe bénéficie d’une excellente réputation, chez des lecteurs et lectrices aux goûts pourtant différents. Je souscris totalement à ces louanges : c’est un roman qui a extrêmement bien vieilli, d’une grande maitrise dans sa construction et qui fait la part belle à l’humanisme.

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Chronique – Rêves de gloire, Roland C. Wagner

Rêves de gloire de Roland C. Wagner

Après Michel Pagel, je reste dans le thème de l’uchronie, française et originale, pour un autre auteur majeur, le regretté Roland C. Wagner. Je ne vous conseillerai jamais assez de lire ses Futurs mystères de Paris, qui sont de petits bijoux de drôlerie et d’hommage au genre hard boiled, avec son détective Temple de l’Aube radieuse qui est un de mes personnages de fiction favoris. Ici, je vous parlerai de Rêves de gloire, qui est probablement un des livres les plus exigeants qu’il m’ait été donné de lire et qui est considéré comme son chef d’œuvre. Ce retour date initialement d’octobre 2019 et a été publié sur Facebook.

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Chronique – Les meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson

Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson

J’aime la collection UHL, dont c’est ma 13e lecture (deux tomes sont encore dans la « pile de la honte », c’est à dire la pile des livres en attente de chronique). J’ai aimé ce que j’ai lu de Tade Thompson, à savoir Rosewater T1 et 2, et dont le premier est auréolé du prix Utopiales 2020. La blogosphère, et sûrement la majorité de gens normaux qui préfèrent lire que causer de livres, a aimé Les meurtres de Molly Southbourne. Après plusieurs lectures ardues, j’avais besoin de me réfugier vers une valeur sûre et cette novella était donc parfaite pour ça. Petite inquiétude tout de même, je craignais un récit purement fantastique, assez effrayant, dans une veine Clive Barker par exemple. Alors oui, c’est un récit effrayant (mais probablement pas trop, vu que j’ai tenu alors que je déteste ça habituellement), sanglant et parfois à la limite du gore mais qui développe avec brio la psychologie de son personnage, tout en étant une œuvre de SF. Dans tous les cas, c’est un nouveau coup de cœur pour Tade Thompson.

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Chronique – Le regard, Ken Liu

Le regard de Ken Liu

Pour ce samedi nécromancie, je ressuscite un retour initialement publié sur Facebook en février 2021. Il s’agissait de ma troisième lecture de l’auteur, après l’Homme qui mit fin à l’histoire et La ménagerie de papier.

Je suis très chiant quant à la longueur des livres. Je n’aime pas le trop court, ni le trop long. La collection Une heure Lumière au Bélial a pourtant réussi l’exploit, entre autres choses, de me faire adhérer au format « novella » et propose encore un très bon récit, qui s’insère parfaitement dans la ligne éditoriale.

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