Chronique – Je suis fille de rage, Jean-Laurent Del Socorro

Après avoir adoré Royaume de vent et de colères, je n’avais pas pu résister à la superbe édition collector de Je suis fille de rage de Jean-Laurent Del Socorro (j’ai depuis lu, et autant apprécié, Boudicca). L’auteur français est devenu spécialiste de romans qui s’inscrivent dans des contextes historiques, auxquels il ajoute une dote plus ou moins grande de fantastique. Sa plume est toujours agréable et il ne tombe jamais dans le piège du manichéisme, sans oublier de faire preuve d’une belle et subtile inclusivité. Je profite donc de la sortie poche de Je suis fille de rage pour exhumer cette chronique, publiée initialement sur Facebook en janvier 2020.

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Chronique – Le magicien quantique, Derek Künsken

Depuis 2017, la collection Albin Michel Imaginaire est devenue une référence dans l’édition de l’imaginaire en France, même si les titres ne rencontrent pas toujours le succès mérité ; les textes proposés sont souvent assez ambitieux mais n’oublient pas aventures et Sense of wonder. Cependant, comme le nom l’indique, Mondes de poche a été créé pour mettre en avant les publications en petit format. Aussi, je guette les titres qui sortent chez AMI et j’attends, parfois avec impatience, voire désespoir, l’achat des droits par d’autres maisons d’éditions, et assez souvent par Le livre de poche imaginaire (le seul « grand » pochiste avec lequel je n’ai pas de partenariat). La règle est à nouveau confirmée avec la sortie du Magicien quantique, en même que temps que sa suite, Le Jardin quantique, en grand format. D’ailleurs, nul besoin de se précipiter sur la suite : l’histoire de ce premier volume se termine.

Lors de la sortie de ce tome, les lecteurs évoquaient un « Ocean Eleven dans l’espace ». C’est en effet un bon résumé : c’est bien une histoire de casse, mais dans univers qui lorgne vers la hard SF.

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Chronique – Entre Troll et Ogre, Marie-Catherine Deniel

Après ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices en lien avec le  #incontournablesSFFF du blog Nervertwhere, j’en profite pour remettre en lumière des livres que j’ai beaucoup aimé avant la mise en ligne de Mondes de poche. Je ressuscite ici une chronique publiée initialement en août 2020, sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, et je me dis que j’aimerais bien que l’autrice écrive davantage de l’imaginaire pour adultes…

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Chronique – Mes vrais enfants, Jo Walton

Il y a des livres qui sont lus trop tardivement : entre l’étape du repérage, puis de l’achat et la stagnation en PAL, il faut parfois un petit déclencheur pour extraire un livre plutôt qu’un autre ; pour Mes vrais enfants, c’est un défi organisé sur un groupe Facebook et dont le thème du mois de juin était « auteur ou autrice avec la même initiale de prénom » qui a fait fonction de. Mieux vaut tard que jamais.

Ce n’est peut-être qu’une impression, mais Mes vrais enfants me parait être un livre très apprécié – euphémisme – par l’ensemble des lectrices et lecteur. Pour ma part, je l’intègre à ma liste des 10 romans incontournables écrits par des autrices. Je ne ferai donc preuve d’aucune originalité en me joignant au concert de louanges. Mes vrais enfants s’appuie sur une idée qui a traversé l’esprit de tout le monde, au moins une fois : et si j’avais fait un choix différent ? Deux uchronies naissent alors mais restent à hauteur d’individus, pour un roman très (très) riche en émotions.

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Chronique – L’ensorceleur des choses menues, Régis Goddyn

Rédis Goddyn est connu essentiellement pour son heptalogie de Fantasy Le sang des 7 rois, cycle que je ne lirai jamais car je préfère ce genre à doses très homéopathiques. Néanmoins, quand l’Atalante m’a proposé L’ensorceleur des choses menues en service presse, la quatrième de couverture était suffisamment intrigante pour que j’accepte, d’autant plus que j’essaie de lire davantage d’auteurs francophones.

En effet, L’ensorceleur des choses menues correspond à la Fantasy qui me plait désormais – même s’il y a des exceptions – avec un univers et des personnages originaux et éloignés des clichés actuels et un discours politique et social fort.

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Chronique – Le Serpent (La maison des jeux T1), Claire North

La collection Une Heure Lumière, dédiée aux romans courts ou novellas, contient essentiellement des titres de SF. Par conséquent, la proposition d’un texte qui n’appartient pas à ce genre – notez les précautions de langage pour ne pas classer ce titre – et qui de surcroit est le premier d’une trilogie, l’éditeur proposant habituellement des one shot à l’exception involontaire de Molly Southborne, ne pouvait que provoquer un petit évènement. Dernière particularité de cette novella, elle est sensiblement plus longue que les autres volumes, promesse d’un texte riche.

Le serpent a pour décor – même si c’est davantage que cela – la Venise du XVIIe siècle avec tout ce que cela implique comme représentations et nous raconte l’histoire de Thene, qui se laisse prendre au Grand jeu, le tout servi par une forme originale et appropriée.

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Chronique – Rêves de machines, Louisa Hall

Après avoir évoqué la relation IA/Humanité avec Le temps d’un souffle je m’attarde, je reprends une très vieille chronique d’un roman, voire un fix-up, qui traite de la même problématique mais peut-être d’une façon plus ouverte. Je pense qu’il faut que je me décide à lire Blade Runner, qui manque décidemment à ma culture. Rêves de machines était un achat spontané, en tête de gondole du Cultura d’à côté et j’en avais fait le (court) retour en décembre 2019.

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Chronique – Le temps d’un souffle, je m’attarde, Roger Zelazny

Roger Zelazny est plutôt connu pour ses œuvres inspirées par les mythologies, qu’elles soient grecques, indiennes, celtiques… Auteur très prolifique, qui a écrit dans tous les genres de l’imaginaire, il s’est aussi beaucoup intéressé à l’informatique : Deus Irae en 1976 (même si Dick y est sûrement pour quelque chose), 24 vues du Mont Fuji par Hokusai en 1985 et qui me parait compléter parfaitement le texte évoqué dans ce billet, ou encore la deuxième pentalogie d’Ambre avec la Roue Spectrale de Merlin à partir de 1986… et probablement de nombreux textes que je n’ai pas lu.

Dans cette novella de 1966, Zelazny imagine un monde post-apocalyptique, sous la surveillance de puissantes intelligences artificielles, dont une qui rêve d’humanité.

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Chronique – Lum’en, Laurent Genefort

Je termine la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec Lum’en pour conclure. Sorti initialement en 2015, et donc plutôt récemment au regard de longévité de l’auteur (ce dernier posait d’ailleurs cet enjeu avec humour en interview), il est auréolé des prix Julia Verlanger, Rosny aîné et Grand prix de l’Imaginaire. Situé aussi dans la Panstructure, l’univers de l’auteur, il me parait être une bonne préquelle, ou suite selon votre ordre de lecture, à Colonies. Cette chronique a été publiée initialement sur Facebook, en décembre 2020.

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Chronique – Le sang des immortels, Laurent Genefort

Je poursuis la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec cette fois-ci Le sang des immortels, qui était pour moi le premier contact avec l’auteur ; c’est aussi un texte relativement ancien, qui date de 1997 et publié à l’époque dans la mythique collection Fleuve noir. Il s’agit d’une chronique publiée initialement sur Facebook, en mai 2020 et le livre m’avait été chaudement recommandé par Arnauld Pontier.

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