Chronique – Planetfall, Emma Newman

J’ai déjà évoqué l’excellente initiative de Vert et son tag Autrices incontournables en SFFF (qui a atteint sa 102 participation le 12 août ; voici le lien de ma propre participation) et, toujours envieux, boulimique même, d’enrichir ma PAL et ma culture des auteurs et autrices de la SFFF, je profite de ces listes quintessencielles pour picorer, voire piller joyeusement.

Planetfall d’Emma Newman apparait dans les 10 titres cités par Vert elle-même. Le livre m’avait déjà été conseillé à plusieurs reprises mais se trainait un peu au purgatoire de la wish list ; néanmoins ce tag, associé au challenge Summer Star Wars, ainsi que l’inquiétude ne pas pouvoir me le procurer – le livre n’a malheureusement pas eu le succès qu’il aurait dû – l’ont fait sortir de la zone grise pour être acheté, puis lu dans la foulée. C’est l’occasion pour moi d’exprimer ce que d’autres ressentent sûrement aussi, pour ce récit ou un autre : la frustration face à l’échec d’un livre qui a tellement de qualités, alors que des romans (bien plus) mauvais fonctionnent. Car avec Planetfall, Emma Newman propose un remarquable et original roman de colonisation, à la narration ingénieuse et surtout peuplé, hanté, de personnages aux lourds stigmates.

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Chronique – Lazare attend, James Morrow

J’ouvre une semaine consacrée à des textes où la religion joue un rôle important. Il ne s’agit pas de romans du genre « Med Fan » avec des panthéons peu ou prou inspirés de l’Antiquité mais bien de récits – de SF ou fantastiques – qui font de la réflexion sur le phénomène religieux le thème central. Je vous livrerai trois chroniques issues d’horizons et d’époques différents, qui ont en commun d’être plutôt bienveillantes avec l’idée de foi, peut-être un peu moins – voire par du tout – vis à vis des différents dogmes.

Je commence par Lazare attend de James Morrow. Après L’arche de Darwin – que j’ai abandonné mais que je compte bien reprendre un jour – récompensé du prix de l’imaginaire 2018, l’auteur continue son exploration du christianisme, et de ses dogmes surtout, avec une forme d’anticléricalisme sarcastique que certains caricaturistes français ne renieraient pas. Lazare est un personnage tragi-comique, présent aux moments fondateurs du christianisme (oui oui, au pluriel) et condamné à observer ses errements.

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Chronique – Les clans de la lune alphane, Philip K. Dick

Dick devait fatalement arriver sur Mondes de poche. Il suffit d’acheter n’importe lequel de ses ouvrages, de consulter la page « du même auteur », pour constater l’œuvre pléthorique : 26 titres rien que chez J’ai lu ; l’exercice de recherche chez d’autres éditeurs donne des résultats équivalents. De plus, Dick est fréquemment réédité et plusieurs de ses titres, grands classiques, n’ont jamais été en rupture. Habituellement, c’est quand il est adapté au cinéma qu’il est de retour sous le feu des projecteurs mais il s’agit cette fois-ci de commémorer les 40 ans de son décès. Signe qui ne trompe pas, l’auteur a eu le droit aux honneurs d’émissions habituellement plus habituées à parler de culture « classique », comme La grande table culture en date de février 2022.

Je décide donc de profiter de ces multiples rééditions pour replonger dans les œuvres de cet auteur que je n’ai pas lu depuis plus de 20 ans. Ne sachant lequel piocher, j’ai choisi de manière pratiquement aléatoire : une couverture et un titre qui me plaisaient. Bonne pioche ! J’ai beaucoup aimé ce roman aux faux airs de space opera, teinté largement de folie, à l’ambiance marquée de vaudeville.

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Chronique – Danses aériennes, Nancy Kress

Il s’agit de mon deuxième contact avec l’autrice étatsunienne, après la lecture du Nexus du docteur Erdmann publié dans la collection UHL par le Belial. Ce texte m’avait suffisamment enthousiasmé pour que je commande ce recueil dans la foulée. Cela peut paraître assez étonnant pour quiconque connait mes gouts, car Nancy Kress a parfois la réputation de produire des textes assez froids, ainsi que d’écrire de la HardSF, genre avec lequel je suis en délicatesse (même si j’avoue forcer un peu le trait pour faire mon cabotin). Le challenge Winter Short Stories of SFFF me permet d’extraire ce recueil de ma PAL et d’ajouter 11 textes à mon compteur.

Il s’agit vraiment d’un échantillon des textes de l’autrice, écrits sur quasiment 25 ans, sans liens particuliers les uns avec les autres. Néanmoins, ils ont des caractéristiques communes. L’autrice part toujours d’un élément de SF, plus ou moins détaillé, pour en extrapoler des conséquences et voir dans quelle direction pourrait aller l’humanité, et souvent mettre en garde. Mais ce sont aussi des histoires intimes, centrées très souvent sur la famille et l’amour, avec des personnages féminins intéressants.

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Chronique – Cristal qui songe, Theodore Sturgeon

Cristal qui songe de Theodore Sturgeon

J’aime de plus en plus les challenges car ils me permettent de lire des bouquins auxquels je ne me serais probablement jamais intéressé (par contre, concernant l’objectif de diminution de la PAL, c’est un échec désastreux). Dans le cas présent, je devais lire un livre avec un jouet sur la couverture… et c’est en faisant une séance de namedropping sur Facebook que Cristal qui songe m’a été conseillé. Ma première rencontre avec Théodore Sturgeon remonte à la fin des années 90 avec la lecture des Plus qu’humains qui m’a laissé le souvenir mitigé d’un bouquin compliqué, suffisamment en tout cas pour ne plus m’intéressé à l’auteur américain. Cependant, j’ai constaté que Cristal qui songe bénéficie d’une excellente réputation, chez des lecteurs et lectrices aux goûts pourtant différents. Je souscris totalement à ces louanges : c’est un roman qui a extrêmement bien vieilli, d’une grande maitrise dans sa construction et qui fait la part belle à l’humanisme.

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Chronique – L’incivilité des fantômes, Rivers Salomon

L’incivilité des fantômes de Rivers Salomon

Certains livres intimident ou provoquent un sentiment de « oui, mais ça n’est pas le bon moment… ». L’incivilité des fantômes faisait partie de ceux-là et c’est finalement grâce au thème de juin 2021 du challenge Hold my SFFF, à savoir « Pride & Queer », que je me suis enfin lancé. Un récit intersectionnel, qui donne la parole aux opprimé.e.s tout en décortiquant des mécanismes de domination, raconté par le prisme puissant de la SF.

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