Chronique – Le fini des mers, Gardner Dozois

Cette semaine sera consacrée à Gardner Dozois. Rédacteur du Asimov’s Science Fiction, il a surtout consacré sa vie à publier les textes d’autres auteurs et des nouvelles. En solo, il est l’auteur de « seulement » deux romans : Le fini des mers que je vous présente ici, un roman court (ou novella) et Etrangers dont je vous parlerai en fin de semaine. Voici donc une chronique publiée initialement sur Facebook le 10 janvier 2021, pour mon troisième UHL.

Un cadeau de Noël (merci Cécilia) pour une collection que j’envisage de… collectionner. Ce n’est peut-être pas le texte que j’aurais sélectionné en premier car je ne connais pas l’auteur et qu’il pourrait être considéré comme daté. J’ai donc découvert qui est Dovois, un texte universel, et encore une fois les talents de traducteur de Pierre-Paul Durastanti.

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Chronique – 24 vues du Mont Fuji par Hokusai, Roger Zelazny

J’ouvre une semaine dédiée au Japon comme source d’inspiration. Je commence d’abord par ressortir une chronique publiée sur Facebook le 12 avril 2021.

Après le cycle d’Ambre puis Songe d’une nuit d’octobre (la chronique sera surement ressucitée un jour), nouveau Zelazny pour moi. Je commence à peine à mesurer l’étendue de son œuvre et la portée de son talent. Ici, encore un récit à part, une novella où l’auteur déclare son amour à Hokusai. Le parallèle est saisissant : un écrivain connu du « grand public » essentiellement pour une œuvre évoque un peintre extrêmement prolifique, et artiste au sens large, « réduit » à sa Vague.

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Chronique – Issa Elohim, Laurent Kloetzer

Cette semaine est consacrée à des novellas françaises dans la collection Une Heure Lumière. Après avoir parlé de Symposium Inc. ce mercredi, de Dragon il y a déjà quelques semaines et en attendant (im)patiemment Opexx à venir (je n’oublie pas Helstrid, que je n’ai pas encore acheté), je rattrape un retard honteux : j’ai lu Issa Elohim il y a quelques mois et il sédimentait dans la « pile de la honte », AKA pile des retours à faire, équivalent bloguesque du courrier en retard de Gaston.

Le délai ne s’explique pas par une déception, loin de là, mais en partie par la difficulté d’écriture de cette chronique. En effet, si le contexte de futur très proche, immédiat même, classe probablement Issa Elohim dans le genre de la SF, le mystère qui entoure Issa en fait un ouvrage qui traverse tout l’imaginaire. Surtout, l’histoire raconte tout en subtilité la manière dont la vie de ceux qui le rencontrent est bouleversée.

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Chronique – Symposium Inc., Olivier Caruso

J’ai déjà énoncé à plusieurs reprises mon envie de lire tous les volumes de la collection Une heure Lumière chez les Béliaux à la fois en rattrapant mon retard, c’est à dire en revenant aux premiers numéros, et aussi en achetant leurs sorties les plus récentes. Au risque de paraitre trop exigeant, les textes récents sont « simplement » de très bons textes, mais il me manque l' »effet wahoo » qui envoie illico une novella dans la catégorie des coups de cœur.

Cette série s’arrête donc là puisque Symposium Inc. en est résolument un. Olivier Caruso nous livre un texte très solide qui nous raconte un monde qui glisse, une innovation après l’autre, dans la dystopie sous forme de polar… et d’histoires d’amour(s).

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Chronique – La tragique affaire de l’ambassadeur martien et Simulacres martiens, Eric Brown

J’ouvre une semaine « Wells sans Wells » sur le blog, et plus particulièrement à la source d’inspiration qu’il a été dès qu’il s’agit d’évoquer la guerre avec Mars. Double paradoxe : de Wells, je n’ai lu « que » La machine à explorer le temps (pour la petite histoire, j’étais en classe de cinquième : il s’agit de mon premier roman de SF) ; et les livres dont je vais parler ne sont pas tout à fait sans Wells, tant l’auteur semble provoquer la tentation de la mise en abyme.

Je commence d’abord par Eric Brown, qui imagine un Holmes qui évoluerait dans un contexte post guerre des mondes. Les amis du Belial sont fourbes (en même temps, Belial…) et ont d’abord proposé une nouvelle, La tragique affaire de l’ambassadeur martien, dans le Bifrost 105, pour mettre l’eau à la bouche. Le texte fonctionne comme une sorte de prélude à Simulacres martiens mais les deux écrits sont totalement autonomes. Au programme : aventure pulp, pastiche référencé et soupçon de féminisme.

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Chronique – Cookie monster, Vernor Vinge

Deuxième lecture de cet auteur, après Un feu sur l’abîme, lu il y a déjà une bonne douzaine d’années et que j’avais trouvé un poil trop long et complexe, mais aux qualités indéniables. Je me disais donc qu’un texte plus court, paru dans la collection Une Heure Lumière, pouvait regrouper les qualités de l’auteur sans ces défauts. C’est exactement ça.

L’auteur exploite le décor de la Silicon Valley pour nous livrer une novella aux airs de thriller, puis de conte, et qui plonge petit à petit dans une SF de plus en plus hard, le tout au service d’une question : les firmes transnationales (numérique, mais pas que) nous veulent-elles du bien ?

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Chronique – Le nexus du Docteur Erdmann, Nancy Kress

J’ai terminé Danses aériennes cette semaine. J’en profite pour exhumer une chronique Facebook, pour mon premier contact avec l’autrice, en date du 5 juillet 2021.

Sixième lecture de la collection de novellas Une Heure Lumière où je picore en fonction des quatrièmes de couverture et des défis Facebook auxquels je participe. C’est également ma première lecture de l’autrice Nancy Kress, et suis suffisamment convaincu – au-delà même – pour intégrer d’autres de ses écrits dans ma liste d’envies. Un texte qui correspond parfaitement à la ligne éditoriale UHL, à savoir des textes où l’élément imaginaire permet d’aborder et de creuser un thème, ici la vieillesse.

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Chronique – Dragon, Thomas Day

Dragon de Thomas Day

J’ai déjà confessé mon envie de lire toute la collection UHL. Celui-ci est dans ma PAL depuis un long moment, presque une relique, suite à une commande chez une célèbre librairie parisienne lors d’une pulsion complétiste pour acquérir un des volumes hors-série de la collection. Et en tant que premier numéro de ladite collection, il devait arriver tôt ou tard sur le blog. J’avais déjà découvert et apprécié la plume de l’auteur avec sa nouvelle Dans le palais du désert (Bifrost 103) et, après avoir lu et chroniqué Le livre écorné de ma vie, je trouvais intéressant de rester dans un contexte asiatique.

C’est à nouveau un texte qui montre une part (très) sombre de l’Asie du Sud-Est et qui demande un courage certain de la part de l’auteur. Car Thomas Day s’attaque à un des thèmes les plus casse-gueules : la prostitution des mineur.e.s et le tourisme sexuel qui en est la cause. Il suffit de voir à quel point ce sujet est une arme de destruction massive, utilisée sans vergogne par les complotistes d’extrême-droite sur les RS, pour comprendre le piège que cela représente. Pourtant, l’auteur s’en tire avec brio, en décrivant un contexte solide où il extériorise et exorcise ses cauchemars, avec maîtrise et ingéniosité formelle.

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Chronique – Le livre écorné de ma vie, Lucius Shepard

Le livre écorné de ma vie de Lucius Shepard

La lecture, c’est parfois comme l’art contemporain ou la cuisine. On peut reconnaitre le talent, la performance, l’imagination… et ne pas adhérer. C’est exactement mon état d’esprit après la lecture de cette novella, une UHL de plus dans ma biblio, Le livre écorné de ma vie. Après Le Dragon Griaule, où je m’y étais repris à deux fois pour le terminer, il s’agit de ma deuxième lecture de Shepard. À nouveau, je constate avec quel point l’auteur a du talent pour décrire le mal, qu’il soit ordinaire et minablement mesquin, primaire voire atavique ou extraordinaire et mystique.

Comme pour tous les ouvrages de cette collection, on retrouve une couverture superbe et parfaitement en adéquation signée Aurélien Police, en appui d’un texte exigeant, qui méritait d’être promu. La prise de risque est d’ailleurs à saluer, car nous sommes vraiment dans la niche. Le livre écorné de ma vie est un voyage le long du Mékong, en forme d’autobiographie fictive, mais aussi et surtout une glissade volontairement incontrôlée sur les pentes du mal.

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Chronique – Sur la route d’Aldébaran, Adrian Tchaikovsky

Sur la route d’Aldébaran de Adrian Tchaikovsky

Certains achats sonnent comme une évidence. Adrian Tchaikovsky a écrit mon livre favori de 2020, ce petit bijou d’inventivité et de construction qu’est Dans la toile du temps et dont je vous parlerai samedi. Cette novella est la dernière parue dans la collection Une Heure Lumière (dont il s’agira du cinquième retour ici) ; sublimée par la couverture d’Aurélien Police, elle ne pouvait (dé)raisonnablement pas me laisser indifférent. Prétexte supplémentaire, si tant est que j’en avais besoin, c’est une lecture dans le cadre du Challenge Winter Short Stories of SFFF organisé par Célinedanaë.

Le risque était d’attendre beaucoup, peut-être trop, d’autant plus que l’auteur très prolifique a une réputation d’irrégularité. La catastrophe n’a pas eu lieu, bien au contraire. Adrian Tchaikovsky invente un décor de Big Dumb Object, pour écrire un récit d’horreur, sans oublier l’humour.

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