Je poursuis la semaine consacrée à Laurent Genefort, avec cette fois-ci Le sang des immortels, qui était pour moi le premier contact avec l’auteur ; c’est aussi un texte relativement ancien, qui date de 1997 et publié à l’époque dans la mythique collection Fleuve noir. Il s’agit d’une chronique publiée initialement sur Facebook, en mai 2020 et le livre m’avait été chaudement recommandé par Arnauld Pontier.
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Après avoir parlé de Colonies, j’ouvre une semaine consacrée au prolifique Laurent Genefort (et il y en aura davantage car j’ai le premier tome de Spire en PAL et que d’autres titres me font de l’œil), plus précisément à trois de ses textes. Le premier que j’évoque, Opexx, était un achat évident pour moi : j’ai déjà eu en effet l’occasion – les nombreuses occasions – de déclarer ma flamme à la collection Une Heure Lumière du Bélial. De surcroit, Laurent Genefort est en passe de devenir un de mes auteurs favoris, et il lui tenait à cœur d’intégrer cette aventure éditoriale qui a su s’imposer comme la référence des novellas.
Avec Oppex, l’auteur propose un texte qui pourrait ressembler, de prime abord, à de la « simple » SF militaire dans un contexte Space Opera mais qui se double surtout d’une réflexion sur le thème de l’altérité.
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Après vous avoir parlé de loups-garous en milieu de semaine, je reste dans les créatures gothiques : garous à nouveau mais aussi vampire, ainsi que sorciers et créatures plus bigarrées. J’exhume donc une chronique publiée initialement sur Facebook, le 6 novembre 2020.
Habituellement, ce n’est pas tout à faire mon genre littéraire, et c’est un euphémisme. Quand le livre parle de vampires, de loups-garous, de sorcières, avec une love story de surcroit, bref de l’urban fantasy avec une romance, j’ai plutôt tendance à tourner les talons. Pourtant, les retours allaient au-delà de ces ingrédients, et la préface de l’auteure dans Chroniques du pays des mères me laissaient penser que je pouvais être séduit. Ce fut le cas.
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J’avais repéré Le Prophète et le Vizir dans le programme des sorties Pocket mais, dans un désir de contrôler ma PAL de plus en plus Pisane, je l’avais classé dans la catégorie « wish list ». Le destin – compte tenu du thème, j’ose l’hyperbole – en a décidé autrement, puisque la maison d’édition me l’a envoyé comme service presse. Désireux de lire quelque chose de court et de lire une nouveauté dans un délai raisonnable, je l’ai lu, dévoré, dans la foulée.
En toute honnêteté, le nom du couple ne me disait rien (Yves Rémy est malheureusement décédé cette année) mais la petite phrase de Pierre-Paul Durastanti sur la quatrième de couverture est pour moi gage de qualité. Et je suis d’accord avec son avis. Le prophète et le vizir est un livre qui mêle avec une extraordinaire habileté histoire et conte orientaux autour du thème du destin – et en fait donc ma deuxième critique de cette semaine consacrée à l’imaginaire religieux -, le tout servi par une écriture remarquable.
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Je n’ai pas la culture de certaines ou certains concernant le milieu francophone de la Science-Fiction mais Andrevon est un nom que j’ai vu souvent passer, pour son œuvre pléthorique – dont le célèbre Gandahar – ainsi que ses collaborations dans divers médias. De lui, j’avais déjà lu Le travail du furet, polar dystopique et cynique, suffisamment convainquant pour que je note le nom de l’auteur dans un coin de ma tête.
L’auteur est également connu pour sa sensibilité écologique et de gauche, dont il ne fait pas mystère. Aussi, la réimpression d’une de ses novellas au sein d’une maison d’édition engagée, le Passager clandestin, n’est pas incongrue. La quatrième de couverture est évocatrice : En 1979, Jean-Pierre Andrevon imagine un coin de France, le jour d’Après, et avec une très belle écriture.
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Zoé, taulière de Zoé prend la plume, a récemment publié un billet portant sur le thème délicat, voire polémique, de la surproduction livresque. Billet que je ne peux que vous inviter à lire ainsi que les débats et échanges qui s’en sont suivis dans les commentaires. Personnellement, je m’y retrouve en partie – et c’est pire que depuis que j’ai ouvert Mondes de poche -, notamment dans cette angoisse de ne pas pouvoir tout lire. Et encore, j’ai de la chance : me limiter au format de poche réduit l’offre qui m’intéresse et l’effet nouveauté est largement estompé par l’aspect deuxième sortie, après l’inédit en grand format. Quand j’ai répondu à Zoé, j’ai surtout constaté que je m’interdis quasiment de relire, même si cela me fait assez rarement envie. Pourtant, certaines autrices et certains auteurs le méritent, et j’aurais envie de partager mes coups de cœur plus anciens, et les livres qui m’ont construits comme lecteur.
Aussi, j’ai triché en relisant La balle du néant, premier tome des Futurs mystères de Paris de Roland C. Wagner ; triche car je profite de la réédition toute récente chez l’Atalante. Ma chronique sera un peu particulière car je vais tenter de comparer mes impressions entre ma première lecture et cette relecture, ce qui ne sera pas facile en raison de mon côté poisson rouge. Presque 15 ans séparent mes lectures de La balle du néant, un polar classique et parodique, surtout très wagnérien.
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Si vous suivez mes billets mensuels « entrées en PAL », vous savez que j’achète aussi des livres pour mon épouse. Grosse responsabilité. Parfois, avec un machiavélisme à peine assumé, certains de ces achats ont un objectif probatoire : une sorte d’ultime cut avant de rejoindre ma PAL. Les noces de la Renarde fait partie de ceux-là, mais je dirais aussi que le destin (je le dirais si j’y croyais) s’acharne à m’agiter ce roman sous la truffe humide. Déjà, par sa couverture, peut-être ma favorite d’Aurélien Police. Ensuite, il avait progressé dans la PAL dite « prioritaire » (ne posez aucune question…) en raison du PIF 2022, que j’avais présenté ici, car il correspond parfaitement à une rubrique portant sur mythes et folklore. Enfin, et surtout, le roman est le tout récent lauréat du Prix du livre de poche décerné durant la première édition du festival l’Ouest hurlant.
En attendant de creuser cette idée de Prix du livre de poche qui suscite évidemment beaucoup d’intérêt pour moi, voici donc mon retour sur Les noces de la Renarde. L’autrice fait le choix ambitieux d’ancrer son histoires – ses histoires – dans le Japon médiéval et contemporain, pour nous livrer un roman aux accents de polar fantastique tout en interrogeant famille et traditions.
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Cette semaine est consacrée à des novellas françaises dans la collection Une Heure Lumière. Après avoir parlé de Symposium Inc. ce mercredi, de Dragon il y a déjà quelques semaines et en attendant (im)patiemment Opexx à venir (je n’oublie pas Helstrid, que je n’ai pas encore acheté), je rattrape un retard honteux : j’ai lu Issa Elohim il y a quelques mois et il sédimentait dans la « pile de la honte », AKA pile des retours à faire, équivalent bloguesque du courrier en retard de Gaston.
Le délai ne s’explique pas par une déception, loin de là, mais en partie par la difficulté d’écriture de cette chronique. En effet, si le contexte de futur très proche, immédiat même, classe probablement Issa Elohim dans le genre de la SF, le mystère qui entoure Issa en fait un ouvrage qui traverse tout l’imaginaire. Surtout, l’histoire raconte tout en subtilité la manière dont la vie de ceux qui le rencontrent est bouleversée.
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J’ai déjà énoncé à plusieurs reprises mon envie de lire tous les volumes de la collection Une heure Lumière chez les Béliaux à la fois en rattrapant mon retard, c’est à dire en revenant aux premiers numéros, et aussi en achetant leurs sorties les plus récentes. Au risque de paraitre trop exigeant, les textes récents sont « simplement » de très bons textes, mais il me manque l’ « effet wahoo » qui envoie illico une novella dans la catégorie des coups de cœur.
Cette série s’arrête donc là puisque Symposium Inc. en est résolument un. Olivier Caruso nous livre un texte très solide qui nous raconte un monde qui glisse, une innovation après l’autre, dans la dystopie sous forme de polar… et d’histoires d’amour(s).
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David Bry est connu notamment pour son roman Que passe l’hiver, coup de cœur des imaginales 2019 largement mérité à mon avis – j’avais classé ce livre en troisième position de mes lectures de cette année là. Sa deuxième sortie chez Pocket, Le garçon et la ville qui ne souriait plus, m’avait beaucoup moins convaincu, notamment en raison d’une ambiance trop jeunesse à mon goût, malgré des qualités indéniables. Pas de quoi cependant me faire passer mon tour sur cette troisième publication chez Pocket, estampillée du logo du label « Les étoiles montantes de l’imaginaire » lancé en 2022 et qu’il inaugure. Et je ne regrette pas cette lecture : j’ai passé un beau moment avec ce classique conte fantastique aux accents de polar, qui prend surtout le temps d’approfondir ses personnages bien cabossés.
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