Chronique – Symposium Inc., Olivier Caruso

J’ai déjà énoncé à plusieurs reprises mon envie de lire tous les volumes de la collection Une heure Lumière chez les Béliaux à la fois en rattrapant mon retard, c’est à dire en revenant aux premiers numéros, et aussi en achetant leurs sorties les plus récentes. Au risque de paraitre trop exigeant, les textes récents sont « simplement » de très bons textes, mais il me manque l’ « effet wahoo » qui envoie illico une novella dans la catégorie des coups de cœur.

Cette série s’arrête donc là puisque Symposium Inc. en est résolument un. Olivier Caruso nous livre un texte très solide qui nous raconte un monde qui glisse, une innovation après l’autre, dans la dystopie sous forme de polar… et d’histoires d’amour(s).

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Chronique – La princesse au visage de nuit, David Bry

David Bry est connu notamment pour son roman Que passe l’hiver, coup de cœur des imaginales 2019 largement mérité à mon avis – j’avais classé ce livre en troisième position de mes lectures de cette année là. Sa deuxième sortie chez Pocket, Le garçon et la ville qui ne souriait plus, m’avait beaucoup moins convaincu, notamment en raison d’une ambiance trop jeunesse à mon goût, malgré des qualités indéniables. Pas de quoi cependant me faire passer mon tour sur cette troisième publication chez Pocket, estampillée du logo du label « Les étoiles montantes de l’imaginaire » lancé en 2022 et qu’il inaugure. Et je ne regrette pas cette lecture : j’ai passé un beau moment avec ce classique conte fantastique aux accents de polar, qui prend surtout le temps d’approfondir ses personnages bien cabossés.

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Chronique – Les enfants du passé, Luce Basseterre

J’ai lu La débusqueuse de monde à sa sortie en poche, déjà au Livre de poche. J’avais beaucoup apprécié ce roman et les livres de l’autrice figurent donc la liste des achats automatiques à chaque nouvelle sortie (et que je ne passe pas au travers des nouveautés). Luce Basseterre fait également partie des auteurs et autrices que je suis sur les réseaux sociaux et dont j’apprécie le côté engagé, dans lequel je me retrouve assez largement.

Avec Les enfants du passé, l’autrice reste dans le genre du Space Opera mais se concentre surtout sur les relations humaines et sur la question du libre-arbitre.

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Chronique – Colonies, Laurent Genefort

Laurent Genefort fait partie de ces auteurs et autrices francophones dont les livres sont régulièrement présents sur les étals des librairies. Le hasard de mes différents achats et envies de lecture fait qu’il est longtemps resté dans la catégorie mentale « à lire » ; ce n’est qu’en 2019 que je franchis le cap avec la sortie du Sang des immortels, également chez FolioSF. Il y a ensuite eu Lum’en, que j’ai également apprécié à un moment où je boudais pourtant le genre de la nouvelle et autres fix-up.

La toute récente sortie en poche de Colonies ne pouvait donc me laisser indifférent. C’est encore une bonne pioche et j’y ai retrouvé les mêmes qualités que dans les livres cités précédemment : une très grande maitrise du genre Space Opera, des récits à dimension humaine, avec des questionnements intéressants tout en restant accessible.

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Chronique – Les derniers parfaits, Paul Beorn

J’aime beaucoup les uchronies et je souhaite continuer à découvrir des auteurs et autrices francophones. Les derniers parfaits devait donc arriver tôt ou tard entre mes paluches. Ici, le déclencheur est une lecture croisée entre Stéph et Lianne, lors d’une session des Lectures duo que j’organisais sur Facebook. Si je savais que Lianne était cliente de Fantasy, je savais également que Stéph l’était beaucoup moins ; aussi, quand les deux ont aimé ce livre, je savais que je pouvais me lancer.

Après lecture de la quatrième de couverture, je m’attendais à une uchronie « pure », c’est à dire une histoire divergente mais plausible, sans élément caractéristique de l’imaginaire. Je me suis fourvoyé. L’élément uchronique est l’ajout de la magie, donc une divergence ample qui change complètement le paradigme du contexte pour aboutir à un univers de Fantasy. Paul Beorn nous livre une H(h)istoire qui croise magie et religion, où un groupe de personnages très typés vivent une aventure rythmée aux enjeux majeurs.

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Chronique – Les étoiles s’en balancent, Laurent Whale

Je m’étais inscrit sur le groupe Facebook Les mordus de SFFF pour découvrir de nouveaux titres et aller un peu plus loin que ce qu’on peut trouver en tête de gondole du Cultura ou je trainais mes baskets. Les étoiles s’en balancent fait partie de ces titres que je n’aurais probablement jamais repéré, et Laurent Whale serait peut-être resté un auteur inconnu pour moi. Ça aurait dommage car c’est quelqu’un d’accessible, d’humble et de fort sympathique, qui écrit des livres qui me plaisent, comme par exemple Les pilleurs d’âmes que j’ai lu ensuite et chroniqué chez Anne-Laure. Aussi, en attendant de lire la suite, Les damnés de l’asphalte, qui m’attend sagement en PAL, voici la chronique que j’avais rédigé le 25 avril 2019.

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Chronique – L’obscur, Philippe Testa

Depuis que j’ai ouvert Mondes de poche, j’essaie de suivre un petit plus l’actualité de l’imaginaire, au moins en format poche, et donc d’acquérir les nouveautés qui me font de l’œil. Pour ce livre, je partais complètement dans l’inconnu, avec un auteur que je connaissais pas et que FolioSF est allé « chercher » en Suisse. Le livre est d’ailleurs assez largement passé sous les radars français lors de sa sortie transalpine et je salue la décision courageuse de Pascal Godbillon de le publier dans l’hexagone.

En effet, pessimiste et chargé de colère, L’obscur n’est pas un livre qui aidera son lecteur ou sa lectrice à aller mieux. Il s’agit d’un brûlot qui dénonce le cynisme et les conséquences d’un néo-capitalisme poussé à l’extrême, qui finit par imploser ; chute que contemple un narrateur qui oscille entre résolution, résignation et nihilisme.

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Chronique – Dragon, Thomas Day

Dragon de Thomas Day

J’ai déjà confessé mon envie de lire toute la collection UHL. Celui-ci est dans ma PAL depuis un long moment, presque une relique, suite à une commande chez une célèbre librairie parisienne lors d’une pulsion complétiste pour acquérir un des volumes hors-série de la collection. Et en tant que premier numéro de ladite collection, il devait arriver tôt ou tard sur le blog. J’avais déjà découvert et apprécié la plume de l’auteur avec sa nouvelle Dans le palais du désert (Bifrost 103) et, après avoir lu et chroniqué Le livre écorné de ma vie, je trouvais intéressant de rester dans un contexte asiatique.

C’est à nouveau un texte qui montre une part (très) sombre de l’Asie du Sud-Est et qui demande un courage certain de la part de l’auteur. Car Thomas Day s’attaque à un des thèmes les plus casse-gueules : la prostitution des mineur.e.s et le tourisme sexuel qui en est la cause. Il suffit de voir à quel point ce sujet est une arme de destruction massive, utilisée sans vergogne par les complotistes d’extrême-droite sur les RS, pour comprendre le piège que cela représente. Pourtant, l’auteur s’en tire avec brio, en décrivant un contexte solide où il extériorise et exorcise ses cauchemars, avec maîtrise et ingéniosité formelle.

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Chronique – Le club, Michel Pagel

Le club de Michel Pagel

La couverture a circulé sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, dans une publi de cover reveal d’Anne-Laure. J’en ai parlé à ma femme qui me l’a offert. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte qu’il s’agit du même auteur que Le Roi d’Août, livre que je considère comme un chef d’œuvre. [J’ai d’ailleurs depuis à nouveau déclaré mon amour à Michel Pagel dans mon retour sur Orages en terre de France.]

L’accroche du livre est simple : les personnages du Club des 5 se réunissent 30 ans plus tard, sur les lieux de leurs aventures. Ils sont désormais adultes, ne sont plus que 4, le chien Dagobert étant décédé. Forcément, un meurtre a lieu… 

Voici donc mon court retour publié initialement sur FB en août 2019.

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Chronique – Thecel, Léo Henry

Thecel de Léo Henry

Thecel est un livre qui était déjà dans ma wish list depuis sa sortie car j’essaie de découvrir de nouvelles plumes francophones, même si j’ai une prédilection pour la SF. Sa démarche formelle, nommée « trilogie du mauvais genre », dont il parle sur ActuSF, m’intriguait beaucoup. Comme de nombreux écrivains français, il a affuté sa plume sur la meule du jeu de rôle, y compris comme auteur. D’ailleurs, je me demandais si Thecel allait s’affranchir des clichés habituels véhiculés par le jeu de rôle médiéval fantastique (spoil : oui). Depuis peu, Léo Henry a également été sous le feu des projecteurs après les Imaginales 2021, pour son soutien aux victimes d’agressions sexistes et sexuelles dans le milieu de l’édition, ainsi que pour le prix du roman francophone 2021 obtenu lors de cet évènement. Evidemment, certains y verront une relation de cause à effet, et crieront au danger du wokisme qui s’empare du milieu de l’édition. Qu’ils soient rassurés, l’écrasante majorité de ce qui est imprimé reste peuplé d’hommes blancs, puissants et hétérosexuels. En attendant, Léo Henry écrit des personnages loin de ces standards, qui évoluent dans un monde de conte, mais un récit dont la forme ne m’a pas totalement convaincu.

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