Chronique – 24 vues du Mont Fuji par Hokusai, Roger Zelazny

J’ouvre une semaine dédiée au Japon comme source d’inspiration. Je commence d’abord par ressortir une chronique publiée sur Facebook le 12 avril 2021.

Après le cycle d’Ambre puis Songe d’une nuit d’octobre (la chronique sera surement ressucitée un jour), nouveau Zelazny pour moi. Je commence à peine à mesurer l’étendue de son œuvre et la portée de son talent. Ici, encore un récit à part, une novella où l’auteur déclare son amour à Hokusai. Le parallèle est saisissant : un écrivain connu du « grand public » essentiellement pour une œuvre évoque un peintre extrêmement prolifique, et artiste au sens large, « réduit » à sa Vague.

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Chronique – Issa Elohim, Laurent Kloetzer

Cette semaine est consacrée à des novellas françaises dans la collection Une Heure Lumière. Après avoir parlé de Symposium Inc. ce mercredi, de Dragon il y a déjà quelques semaines et en attendant (im)patiemment Opexx à venir (je n’oublie pas Helstrid, que je n’ai pas encore acheté), je rattrape un retard honteux : j’ai lu Issa Elohim il y a quelques mois et il sédimentait dans la « pile de la honte », AKA pile des retours à faire, équivalent bloguesque du courrier en retard de Gaston.

Le délai ne s’explique pas par une déception, loin de là, mais en partie par la difficulté d’écriture de cette chronique. En effet, si le contexte de futur très proche, immédiat même, classe probablement Issa Elohim dans le genre de la SF, le mystère qui entoure Issa en fait un ouvrage qui traverse tout l’imaginaire. Surtout, l’histoire raconte tout en subtilité la manière dont la vie de ceux qui le rencontrent est bouleversée.

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Chronique – Symposium Inc., Olivier Caruso

J’ai déjà énoncé à plusieurs reprises mon envie de lire tous les volumes de la collection Une heure Lumière chez les Béliaux à la fois en rattrapant mon retard, c’est à dire en revenant aux premiers numéros, et aussi en achetant leurs sorties les plus récentes. Au risque de paraitre trop exigeant, les textes récents sont « simplement » de très bons textes, mais il me manque l’ « effet wahoo » qui envoie illico une novella dans la catégorie des coups de cœur.

Cette série s’arrête donc là puisque Symposium Inc. en est résolument un. Olivier Caruso nous livre un texte très solide qui nous raconte un monde qui glisse, une innovation après l’autre, dans la dystopie sous forme de polar… et d’histoires d’amour(s).

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Chronique – Semiosis, Sue Burke

Semiosis fait partie du club, pas si restreint que ça, des livres parus chez Albin Michel Imaginaire et dont j’attendais la parution en poche, d’autant que plus que des blogueurs et blogueuses aux goûts proches des miens avaient apprécié. Preuve supplémentaire de mon attente s’il en est : il est sorti en janvier, je l’ai lu en février et je publie cette chronique en mars ; des délais assez resserrés selon mes standards.

Standards qui ne sont d’ailleurs pas faciles à tenir en terme de nombres de signes, tant Sue Burke a incorporé de nombreux thèmes dans son premier roman. L’accroche est éculée : un petit groupe de colons tente de s’installer sur une autre planète. Ce sont donc des thèmes classiques de la SF, mais avec des idées originales et une touche de modernité. L’autrice écrit un roman générationnel où elle questionne l’utopie face à un premier contact… végétal.

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Chronique – La main gauche de la nuit, Ursula K. Le Guin

Je ne pouvais décemment pas consacrer une semaine du blog à la SF des années 60 sans évoquer Ursula K. Le Guin, d’autant plus que l’index n’avait pas encore d’entrée à son nom. Même si le propos ou le rythme sont parfois un peu vieillot, et que l’autrice a comme tout le monde des biais d’écriture, on ne peut que constater à quel point ses écrits étaient résolument modernes, précurseurs même, pour l’époque. L’autrice est depuis régulièrement rééditée et ce titre a même été récemment révisé, et doté au passage d’une superbe édition collector.

Voici donc un retour publié initialement sur Facebook le 14 août 2020.

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Chronique – Le nexus du Docteur Erdmann, Nancy Kress

J’ai terminé Danses aériennes cette semaine. J’en profite pour exhumer une chronique Facebook, pour mon premier contact avec l’autrice, en date du 5 juillet 2021.

Sixième lecture de la collection de novellas Une Heure Lumière où je picore en fonction des quatrièmes de couverture et des défis Facebook auxquels je participe. C’est également ma première lecture de l’autrice Nancy Kress, et suis suffisamment convaincu – au-delà même – pour intégrer d’autres de ses écrits dans ma liste d’envies. Un texte qui correspond parfaitement à la ligne éditoriale UHL, à savoir des textes où l’élément imaginaire permet d’aborder et de creuser un thème, ici la vieillesse.

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Chronique – Danses aériennes, Nancy Kress

Il s’agit de mon deuxième contact avec l’autrice étatsunienne, après la lecture du Nexus du docteur Erdmann publié dans la collection UHL par le Belial. Ce texte m’avait suffisamment enthousiasmé pour que je commande ce recueil dans la foulée. Cela peut paraître assez étonnant pour quiconque connait mes gouts, car Nancy Kress a parfois la réputation de produire des textes assez froids, ainsi que d’écrire de la HardSF, genre avec lequel je suis en délicatesse (même si j’avoue forcer un peu le trait pour faire mon cabotin). Le challenge Winter Short Stories of SFFF me permet d’extraire ce recueil de ma PAL et d’ajouter 11 textes à mon compteur.

Il s’agit vraiment d’un échantillon des textes de l’autrice, écrits sur quasiment 25 ans, sans liens particuliers les uns avec les autres. Néanmoins, ils ont des caractéristiques communes. L’autrice part toujours d’un élément de SF, plus ou moins détaillé, pour en extrapoler des conséquences et voir dans quelle direction pourrait aller l’humanité, et souvent mettre en garde. Mais ce sont aussi des histoires intimes, centrées très souvent sur la famille et l’amour, avec des personnages féminins intéressants.

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Chronique – Le prestige, Christopher Priest

Après vous avoir parlé de Conséquences d’une disparition, j’exhume mes retours passés sur les romans de Christopher Priest. Après avoir ressorti Les extrêmes, voici Le prestige, roman beaucoup connu, surtout après l’adaptation de Nolan en 2006 (que personnellement je n’ai pas vu). Toujours un roman priestien, avec ses qualités et son obsession au sujet de la réalité, et ses mêmes défauts, avec une fin abrupte et frustrante.

Court retour daté du 16 août 2019, publié à l’époque sur FB.

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Chronique – Les extrêmes, Christopher Priest

Après vous avoir parlé de Conséquences d’une disparition, j’exhume mes retours passés sur les romans de Christopher Priest. Voici donc les extrêmes, qui n’est pas le roman le plus cité de l’auteur, mais qui traite pourtant son thème de prédilection, la réalité, dans un texte de pure SF. Avec le recul, c’est intéressant de voir les similitudes avec Conséquences et la manière dont il le préfigure un peu.

Court retour daté du 16 avril 2019, publié à l’époque sur FB (je débutais ^^’)

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Chronique – Conséquences d’une disparition, Christopher Priest

J’aime beaucoup, enfin je crois, ce qu’écrit Christopher Priest. Il s’agit en effet du cinquième roman de l’auteur que je lis (après Le monde inverti, Les extrêmes, Le prestige et La machine à explorer l’espace), même si j’espace un peu ces lectures, histoire de laisser mon cerveau s’en remettre. La réédition de Conséquences d’une disparition chez FolioSF il y a quelques semaines ne pouvait toutefois me laisser indifférent, surtout quand l’auteur le plus dickien (que je connaisse) s’attaque à cet évènement-monde qu’est le 11 septembre.

Le titre d’origine est An american story et je crois que, une fois n’est pas coutume, je préfère ce choix français, à la fois mystérieux et bon résumé des thématiques du livre. De même, l’habile couverture d’Aurélien Police met directement dans l’ambiance, attise la curiosité, sans trop en dévoiler. Ici, l’auteur obsédé par la réalité mêle Histoire, histoires et mathématiques.

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