Chronique – L’homme tombé du ciel, Walter Tevis

Quand, au détour d’une conversation, on évoque les auteurs « classiques » de l’imaginaire et plus précisément de SF, il est assez peu probable que le nom de Walter Tevis soit cité en priorité. Nous lui devons pourtant l’excellente dystopie L’oiseau moqueur, ainsi que Le jeu de la dame, adapté en série avec succès par Netflix. Cette dernière aura donc au moins eu le mérite de remettre cet auteur peu prolifique sous le feu des projecteurs, avec notamment les rééditions de ces romans par l’éditeur Gallmeister, au sein de la collection Totem. Notons d’ailleurs que rien sur la couverture ne classe le livre dans le genre SF).

Le titre, ainsi que ladite couverture, sont assez évocateurs. Walter Tevis nous livre un touchant récit de premier contact qui évoque pêle-mêle la solitude et l’altérité. C’est aussi et surtout un récit de son temps – il est écrit en 1963 -, tant sur le fond que sur la forme

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Chronique – Le prestige, Christopher Priest

Après vous avoir parlé de Conséquences d’une disparition, j’exhume mes retours passés sur les romans de Christopher Priest. Après avoir ressorti Les extrêmes, voici Le prestige, roman beaucoup connu, surtout après l’adaptation de Nolan en 2006 (que personnellement je n’ai pas vu). Toujours un roman priestien, avec ses qualités et son obsession au sujet de la réalité, et ses mêmes défauts, avec une fin abrupte et frustrante.

Court retour daté du 16 août 2019, publié à l’époque sur FB.

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Chronique – Les extrêmes, Christopher Priest

Après vous avoir parlé de Conséquences d’une disparition, j’exhume mes retours passés sur les romans de Christopher Priest. Voici donc les extrêmes, qui n’est pas le roman le plus cité de l’auteur, mais qui traite pourtant son thème de prédilection, la réalité, dans un texte de pure SF. Avec le recul, c’est intéressant de voir les similitudes avec Conséquences et la manière dont il le préfigure un peu.

Court retour daté du 16 avril 2019, publié à l’époque sur FB (je débutais ^^’)

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Chronique – Conséquences d’une disparition, Christopher Priest

J’aime beaucoup, enfin je crois, ce qu’écrit Christopher Priest. Il s’agit en effet du cinquième roman de l’auteur que je lis (après Le monde inverti, Les extrêmes, Le prestige et La machine à explorer l’espace), même si j’espace un peu ces lectures, histoire de laisser mon cerveau s’en remettre. La réédition de Conséquences d’une disparition chez FolioSF il y a quelques semaines ne pouvait toutefois me laisser indifférent, surtout quand l’auteur le plus dickien (que je connaisse) s’attaque à cet évènement-monde qu’est le 11 septembre.

Le titre d’origine est An american story et je crois que, une fois n’est pas coutume, je préfère ce choix français, à la fois mystérieux et bon résumé des thématiques du livre. De même, l’habile couverture d’Aurélien Police met directement dans l’ambiance, attise la curiosité, sans trop en dévoiler. Ici, l’auteur obsédé par la réalité mêle Histoire, histoires et mathématiques.

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Chronique – Le Moineau de Dieu, Mary Doria Russell

Le Moineau de Dieu de Mary Doria Russell

Parfois, un livre atterrit dans vos mains plus ou moins par hasard, végète un peu dans la PAL, mais finit par devenir un coup de cœur. Le Moineau de Dieu est, livre qui m’a été offert par Anne-Laure (de Chut maman lit !) car elle sait que j’affectionne les histoires de first contact, est dans ce cas. Et à fortiori, une histoire de premier contact mené par des jésuites ne pouvait que titiller ma fibre historique.

Comme je n’en avais jamais entendu parlé, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une « nouveauté », jusqu’à découvrir les nombreux prix qu’il a obtenu en 1997 et 1998. Les attentes commençaient donc à devenir élevées, surtout quand Steph (de Outrelivres) m’indique que le livre me plaira probablement et qu’il est chargé d’émotions.

Le Moineau de Dieu est tout ça : un livre de low SF, avec de très beaux personnages, et qui s’interroge surtout sur le dessein divin…

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Chronique – Le club, Michel Pagel

Le club de Michel Pagel

La couverture a circulé sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF, dans une publi de cover reveal d’Anne-Laure. J’en ai parlé à ma femme qui me l’a offert. Ce n’est qu’après que je me suis rendu compte qu’il s’agit du même auteur que Le Roi d’Août, livre que je considère comme un chef d’œuvre. [J’ai d’ailleurs depuis à nouveau déclaré mon amour à Michel Pagel dans mon retour sur Orages en terre de France.]

L’accroche du livre est simple : les personnages du Club des 5 se réunissent 30 ans plus tard, sur les lieux de leurs aventures. Ils sont désormais adultes, ne sont plus que 4, le chien Dagobert étant décédé. Forcément, un meurtre a lieu… 

Voici donc mon court retour publié initialement sur FB en août 2019.

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Chronique – Les miracles du Bazar Namiya, Keigo Higashino

Les miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino

Celles et ceux qui ont lu mon top 2021 (pour les autres, il n’est pas trop tard pour corriger le tir) savent que ce livre est médaille d’or de mes lectures fantastiques et UF, et presque médaille d’or tout court. Tellement auréolé de louanges sur le net, je l’ai lu en grand format, avec un peu de crainte car il est aisé de décevoir quand les attentes sont importantes. Il est depuis sorti en poche et pouvait donc être recensé ici, dès qu’un créneau se libérait… (et oui, priorité aux challenges ^^).

Voici donc mon retour publié sur FB en janvier 2021.

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Chronique – Haviland Tuf, G.R.R. Martin

Haviland Tuf de G.R.R. Martin

Je dois bien admettre que je ne suis pas fan de Game of Thrones, notamment en raison de son extrême longueur. À contrario, j’ai beaucoup aimé les one shot de G.R.R. Martin que j’ai pu lire, Armageddon Rag – dont j’exhumerai le retour un jour – et Rêves de Fèvre que j’avais chroniqué pour Anne-Laure avant d’ouvrir Mondes de poche. J’étais curieux de voir ce que l’auteur, connu mondialement pour de la fantasy, pouvait bien offrir à la SF. En commençant ma lecture, je me suis rendu compte que ça n’est pas un roman, mais un fix up, c’est à dire un recueil de nouvelles qui ont le même thème (en passant, j’aurais aimé que l’information apparaisse plus explicitement sur le livre…). Finalement, c’est un double avantage : je peux compter cette lecture dans le cadre du Challenge Winter Short Stories of SFFF et cela me permet d’éviter un défaut que j’ai repéré dans les deux romans susnommés : une baisse de rythme dans le deuxième tiers.

Même si le corpus date un peu car écrit de 1976 à 1985, à la fois dans les idées et l’écriture (en raison de la traduction ?), c’est un excellent moment de lecture. On retrouvera une ambiance et une gouaille digne des héros de Jack Vance mais en moins testostéronnée, Haviland Tuf devant compter davantage sur son esprit que son physique. Une précision : si la lecture de l’accroche ou ce que je résume vous convainc de lire ce livre, ne terminez pas la lecture de cet article car j’y dévoilerai l’évolution du personnage principal

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Chronique – L’homme qui savait la langue des serpents, Andrus Kivirähk

L’homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk

On passe parfois à côté de certains titres, tout auréolés du prix de l’imaginaire – 2014 en l’occurrence – qu’ils soient. Dans ce cas, c’est le hasard d’une mise en évidence dans ma librairie, au rayon « littératures étrangères », qui me l’a fait fait découvrir. Tous les astres étaient alignés : une maison d’édition que je ne connaissais pas (au catalogue éclectique et qui n’est pas spécifiquement imaginaire) pour un objet original, un auteur d’une nationalité – l’Estonie – que je n’avais pas encore lue et une quatrième intrigante. J’étais tout de même dubitatif, suffisamment pour laisser végéter le livre durant une année dans ma PAL, car cette même couverture arbore des extraits de critiques élogieuses issues de Télérama et du Magazine littéraire, autant de repoussoirs pour moi. Le prix lui-même m’a parfois laissé un arrière-goût désagréable. La surprise en est d’autant meilleure. L’homme qui savait la langue des serpents est une fable païenne dans le contexte d’une Estonie passée, propice à une réflexion sur la modernité et centrée sur un héros tragique.

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Chronique – Dans la toile du temps, Adrian Tchaikovsky

Dans la toile du temps de Adrian Tchaikovsky

Je vous ai parlé mercredi de Sur la route d’Aldébaran pour vous dire tout le bien que j’en pensais. Je ressuscite désormais mon premier contact avec l’auteur, le roman Dans la toile du temps, qui été mon livre favori de l’année 2020 et que je ne pouvais donc pas ne pas avoir sur le blog. Il s’agit du premier tome d’une trilogie, mais qui peut tout à fait se lire seul. Le deuxième volume, dont le titre est traduit par Dans les profondeurs du temps, est sorti en grand format chez Denoël en juin. Inutile de préciser que j’attends la version poche avec une grande impatience.

Concernant Dans la toile du temps, je l’avais acquis suite à un retour de Steph sur Outrelivres, nos goûts étant souvent assez proches. Le retour initial était sur Facebook, en mars 2020.

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