Hello !
J’ai l’impression que la canicule – quasi ininterrompue ici depuis juin – m’a volée mon été, au point parfois de ne plus avoir suffisamment de concentration pour pouvoir lire. Les vacances au frais et l’utilisation bien trop massive d’une clim’ portable ont tout de même été salvatrices et m’ont permis de passer outre, pour un bilan de lecture finalement positif – quantitativement et qualitativement – dans ce creux de la saison littéraire.
Quelques petits changements pour cette nouvelle année qui s’annonce. Le plus important et que le prix Mondes de poche va évoluer (la short list de cette saison actuelle est dans les tuyaux pour mi-septembre) avec un jury composé de lectrices proches qui ont accepté de me soulager et d’échanger (là aussi, on en cause bientôt) : les autres billets d’entrées en PAL seront donc peut-être moins concentrés sur les nouveautés, avec un peu plus de place pour ce qui me fait vraiment envie. L’autre changement prendra la forme d’un message insta classique pour celles et ceux qui pratiquent où je listerai ces entrées, mais aussi les sorties, pour avoir un inventaire un peu plus fiable.
Les livres de poche – Romans et novellas (inédits en poche, saison 2025-2026 – achats)
Cette catégorie sert à classer les ouvrages qui sortent pour la première fois en poche, entre le 1er septembre 2025 et le 31 août 2026 et que j’ai acheté.
J’ai lu tous les textes de Yann Bécu sortis en poche, et j’ai toujours aimé. Je pense que Sous la brume ne fera pas exception, et j’attends même davantage au regard de la quatrième de couverture, d’autant plus qu’elle n’est pas sans me rappeler une de mes novella favorites, L’homme qui fit à l’histoire de Ken Liu. Et cette couverture !
Résumé éditeur : Imaginez une technologie capable de repêcher des sons dans les Objets du passé… Le papyrus Jarf recracherait des pistes audios millénaires : entre Tourah et Gizeh, on entendrait les voix des Égyptiens chargés d’alimenter en pierres la future pyramide de Kheops… Les céramiques mycéniennes nous ouvriraient les portes dérobées de la Grèce antique… Des pans entiers de l’histoire romaine jailliraient des innombrables poteries samiennes… Quel latin ont parlé les Romains du 1er siècle avant notre ère ? Qu’a chanté le petit peule au sujet d’Antoine et Cléopâtre ? Qu’ont murmuré les potiers de Pompéi juste avant l’éruption du Vésuve ?
Où qu’on se penche, les possibilités seraient prodigieuses et vertigineuses…
En 2090, cette technologie existe. Elle se nomme POSEIDON®
Et elle cache un terrible secret.


Toujours dans les plumes françaises, je suis content de retrouver Catherine Dufour, ici avec Les champs de la Lune. Il y a quelque chose de poétique dans ce titre et ce résumé, puis il y a un chat et des méduses en couverture. C’est forcément bien non ?
Résumé éditeur : « On me nomme El-Jarline. Je m’occupe d’une ferme sur la Lune, sur le bord oriental de la mer des îles. »
Puisqu’il faut trouver une autre planète habitable, pourquoi pas la Lune ? Mais la vie y est rude sous le feu blanc du Soleil. À l’abri de son dôme agricole près du cratère Lalande, une fermière regarde les moissons et les générations s’élever puis retomber comme les marées terrestres. Le soir, au clair de la Terre, elle parle avec son chat des fièvres qui frappent les humains, des fissures qui menacent la survie de la ferme, des enfants saisis par l’appel du vide, des robots fous et des fleurs dans la mer de la Tranquillité. Son quotidien bascule le jour où on lui confie le soin d’une petite fille à la main verte. Qui fera éclore l’autre ?
Il y a toujours des pépites cachées chez Gallmeister, éditeur qui n’a pas de collection fléchée imaginaire. J’ai déjà lu Une histoire d’ours d’Eowyn Ivey qui est un de mes grands coups de coeur de cette année. Un beau texte fantastique, parfois minimaliste, une nature sublime… mais hostile. J’espère avoir le temps de le chroniquer.
Résumé éditeur : Birdie élève seule sa fille de deux ans, Emaleen, en Alaska. Un jour où la fillette se perd dans les bois, elle est secourue par Arthur, un homme taciturne qui vit en ermite dans une cabane et que la plupart des gens évitent. En dépit des avertissements, Birdie décide de s’installer avec sa fille chez Arthur. Mais peu à peu, Arthur adopte un comportement étrange : il disparaît sans prévenir, ne revient parfois pas avant plusieurs jours. Birdie comprend alors qu’un sombre secret régit sa vie, un secret qui fait écho à la nature sauvage de l’Alaska, aussi dangereuse que magnifique.


Le chant du prophète de Paul Lynch est dans le même cas, caché en blanche, et serait passé sous mes radars sans l’œil acéré de Steph. La quatrième m’attire vraiment, ainsi que la couverture pourtant simple : j’aime ces ambiances.
Résumé éditeur : À Dublin, un soir de pluie, deux hommes frappent à la porte d’Eilish Stack. Membres d’une toute nouvelle police secrète – le GNSB –, ils demandent à parler à son mari, enseignant et syndicaliste. Absent ce soir-là, Larry se rend au commissariat dès le lendemain, puis disparaît dans des circonstances troublantes.
Tandis que le malaise s’installe peu à peu, Eilish voit son quotidien et celui de leurs quatre enfants amputés d’une liberté qu’elle tenait pour acquise. Bientôt, l’état d’urgence est déclaré et les rumeurs parlent de camps d’internement… Prisonnière d’une logique cauchemardesque, jusqu’où devra-t-elle aller pour protéger les siens ?
Un autre texte dans le même cas, Un jeu sans fin de Richard Powers. L’ayant terminé, je comprends pourquoi, tant la part de SF est mince, quasi uchronique. J’ai adoré le début, avec ses beaux personnages complexes et ses description d’archipels et des fonds océaniques. Sauf que le récit se limite – presque à ça – et que l’ennui m’a saisi.
Résumé éditeur : Makatea, île oubliée du Pacifique, porte encore les stigmates de décennies d’extraction minière. Aujourd’hui, une entreprise américaine envisage d’y implanter sa base pour la prochaine grande aventure de l’humanité : la construction de villes flottantes. Mais la population est divisée. Aux États-Unis, Todd Keane a révolutionné l’IA. Alors que la maladie ronge ses souvenirs, le milliardaire livre son ultime confession. Son histoire est liée à celles des habitants de l’atoll polynésien.


Électre de Jennifer Saint est le deuxième tome de sa « fresque » de réécriture des mythes en donnant la parole aux personnages féminins. J’ai lu Ariane cet été qui m’a déçu, par parce que c’est mauvais, mais car il s’agit d’une simple juxtaposition – de récits que je connaissais déjà – sans rien apporter de bien neuf, tout en étant très superficiel au niveau des descriptions historiques. J’aborde donc cet Électre avec beaucoup de circonspection.
Résumé éditeur : Qu’elle est lourde, lourde et terrible, la malédiction des Atrides ! Hommes et femmes, chaque descendant de cette famille damnée partage un destin funeste – les femmes, surtout… Qu’il s’agisse de Clytemnestre, reine de Mycènes cent fois trahie, de Cassandre, dont on ignore les prophéties, d’Électre, enfin, que son idolâtrie pour son père couvrira bientôt de sang… Toutes trois épouses, filles, soeurs, rivales… Et toutes trois promises à la violence, depuis les chambres de palais jusqu’aux remparts de Troie. Comment échapper au poids de notre héritage ? Et le peut-on vraiment ?
Si vous suivez le blog, pour savez que j’ai déjà lu, adoré et chroniqué Les expiateurs de Tade Thompson. Je ne vous mets pas le lien vers la chronique, j’ai hésité à copier la quatrième même, tant le texte s’apprécie davantage en ayant un minimum d’informations.
Résumé éditeur : Londres, de nos jours. Dans un quartier paisible de la métropole britannique, une mère et sa fille sont assassinées à coups de barre de fer… Eve Stevens est mise sur l’affaire. Alors que tous les indices guident l’enquêtrice sur la piste du crime passionnel, l’autopsie révèle la présence d’une substance étrange sur les habits des victimes. Cette même substance retrouvée sur une centaine d’autres corps fracassés… Les dossiers s’empilent, les visages se mélangent. Les défuntes possèdent des traits étrangement similaires, et les meurtres suivent toujours le même mode opératoire : une mère et sa fille, systématiquement, dans leur appartement, sans le moindre signe d’effraction. Bientôt, les indices convergent vers un homme inconnu du système, un homme qui vivrait… emmuré chez lui. Commence alors pour Eve une traque aussi impossible qu’essentielle où vérité et réalité se fracassent…

Les livres de poche – Romans et novellas (hors prix)

J’ai passé une partie de mes vacances au Canada. Aussi, en arrivant à Québec, j’ai demandé à un libraire un texte d’un auteur québécois, d’une maison d’édition québécoise. Me voici donc avec Geist, les Héritiers de Nikola Testa de Sébastien Chartrand. J’ai tendance à fuir les textes avec ce personnage chouchou des complotistes mais je me suis laissé convaincre.
Résumé éditeur : À Paris, soixante-quatre ans après l’Instauration de la Régence, tous les arrondissements sont éclairés par la singulière lumière cyan des réverbères teslaïques, le temps est rigoureusement contrôlé et les autorités s’apprêtent à inaugurer la tour du Perikardia qui, entre autres prouesses technologiques, générera un dôme inviolable de particules au-dessus de la capitale afin de la protéger des attaques de la Russie trotskiste. Pourtant, le Mal du Siècle – ce que les poètes nommaient anciennement le spleen – frappe maintenant plus de dix pour cent de la population parisienne, qui sombre lentement mais sûrement dans la folie.
Quand Danijel Tesla, le fils du célèbre Nikola, est assassiné, le lieutenant-Geist Georges Parent, chargé de l’enquête, constate que les indices démontrent que l’ingénieur a été assassiné par un séculaire, un de ces fous atteints du Mal du Siècle. Pourtant, la fille de la victime, Mariska, affirme que son père était un grand prescient qui aurait pu sans peine se prémunir contre l’assaut d’un séculaire.
Pour Georges Parent, une seule conclusion s’impose : Danijel Tesla a été victime d’un complot et c’est à lui de découvrir qui l’a ourdi. Or, le lieutenant-Geist est loin de se douter que son enquête le mènera à la source même de ce qui gangrène les plus hautes sphères de la Régence…
Les grands formats- Romans et novellas
J’attendais L’Épée et le Glaive de Clément Bouhélier avec une grande impatience : j’adore l’auteur et les romans historiques. J’ai été déçu car le texte n’arrive pas à trouver l’équilibre entre histoire et Histoire, ainsi que la dose d’imaginaire qui aurait pu, à mon avis, introduire une dose de liberté et de distance. Cela n’enlève rien à la plume de l’auteur et au travail minutieux de documentation historique, qui met en lumière des Celtes souvent méconnus.
Résumé éditeur : Année 58 avant Jésus-Christ.
Beli et Adrettio sont les enfants de Contessilo, un seigneur gaulois ami des Romains. Après quatre années à Arpinum, ils regagnent Bibracte, la capitale du peuple héduen. Beli est impulsive, bagarreuse, marquée par de terribles visions. Adrettio, lui, est solitaire et frappé de surdité. Ils ignorent qu’une terrible nouvelle les attend sur leurs terres natales, et que les légions du proconsul Jules César déferleront bientôt sur la Celtique. Car une guerre se prépare. Une guerre comme la Celtique n’en a jamais connu.
Deux destins liés, de la bataille de Bibracte aux sièges de Gergovie et d’Alésia.

9 entrées donc sur ces deux mois, ce qui est finalement légèrement inférieur à ma moyenne annuelle. Surtout, 15 sorties finalement pendant cette période, et donc un bilan de -6, pour une PAL qui arrive désormais à 76 textes.
Et vous qu’avez vous acheté ? Avons-nous des titres en commun ?
À bientôt ! Et une bonne rentrée aux collègues, élèves, étudiants et à tout le monde !
ça manque de SF… surtout de celle qui fait voyager. 😊
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Yep. C’est une des raisons pour lesquelles je veux regagner un peu de liberté.
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