Chronique – Le prestige, Christopher Priest

Après vous avoir parlé de Conséquences d’une disparition, j’exhume mes retours passés sur les romans de Christopher Priest. Après avoir ressorti Les extrêmes, voici Le prestige, roman beaucoup connu, surtout après l’adaptation de Nolan en 2006 (que personnellement je n’ai pas vu). Toujours un roman priestien, avec ses qualités et son obsession au sujet de la réalité, et ses mêmes défauts, avec une fin abrupte et frustrante.

Court retour daté du 16 août 2019, publié à l’époque sur FB.

Rarement fond et forme auront été mêlés avec autant de brio dans une de mes lectures. Le livre a pour cœur la rivalité extrême entre deux prestidigitateurs de premier plan à la charnière du XIX et XXe siècle, qui s’étend ensuite entre leurs deux familles. Ainsi, le livre commence à notre époque au moment où l’un des descendants s’interroge sur un mystère qui semble ne concerner que lui…

Là où Priest fait très fort c’est exploitant totalement le thème de l’illusion et de la tromperie. Une très large partie se présente sous forme de journaux intimes des deux magiciens : d’abord l’un, puis l’autre. Il joue donc sur la subjectivité de la 1ere personne et du récit. On a également envie de connaître les secrets professionnels de ces deux protagonistes, autant que chacun veut comprendre comment l’autre réussit des tours qui paraissent impossibles. Il y a aussi le mystère originel que j’ai évoqué. L’auteur utilise alors les méthodes de ces héros : il attire notre attention ailleurs pour nous surprendre… Plusieurs niveaux de mystères s’imbriquent donc pour notre plus grand plaisir. Encore une fois, une lecture exigeante mais une réussite totale.

Les +

  • L’écriture
  • Une énorme documentation de l’auteur
  • Une idée originale

Les –

  • Un type de fin que Priest affectionne mais qui peut être frustrante
  • Un résumé de 4e de couverture bancal

Résumé éditeur

Alfred Borden et Rupert Angier, deux prestidigitateurs hors du commun, s’affrontent dans un duel sans merci.
Trois générations plus tard, au cours d’une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley fait la connaissance de Kate Angier. Elle lui révèle qu’il s’appelle en fait Andrew Borden, et qu’une guerre oppose leurs deux familles depuis la fin du XIXe siècle. Quand Andrew découvre le rôle exact joué par le scientifique Tesla dans toute cette affaire, sa vie en est bouleversée à jamais…

Le prestige de Christopher Priest, traduit par Michelle Charrier, aux éditions FolioSF (présente édition de 2006, première édition VF en 2001, parution VO en 1995), 512 pages.

2 commentaires sur “Chronique – Le prestige, Christopher Priest

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