Chronique – Les meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson

Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson

J’aime la collection UHL, dont c’est ma 13e lecture (deux tomes sont encore dans la « pile de la honte », c’est à dire la pile des livres en attente de chronique). J’ai aimé ce que j’ai lu de Tade Thompson, à savoir Rosewater T1 et 2, et dont le premier est auréolé du prix Utopiales 2020. La blogosphère, et sûrement la majorité de gens normaux qui préfèrent lire que causer de livres, a aimé Les meurtres de Molly Southbourne. Après plusieurs lectures ardues, j’avais besoin de me réfugier vers une valeur sûre et cette novella était donc parfaite pour ça. Petite inquiétude tout de même, je craignais un récit purement fantastique, assez effrayant, dans une veine Clive Barker par exemple. Alors oui, c’est un récit effrayant (mais probablement pas trop, vu que j’ai tenu alors que je déteste ça habituellement), sanglant et parfois à la limite du gore mais qui développe avec brio la psychologie de son personnage, tout en étant une œuvre de SF. Dans tous les cas, c’est un nouveau coup de cœur pour Tade Thompson.

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Chronique – Le regard, Ken Liu

Le regard de Ken Liu

Pour ce samedi nécromancie, je ressuscite un retour initialement publié sur Facebook en février 2021. Il s’agissait de ma troisième lecture de l’auteur, après l’Homme qui mit fin à l’histoire et La ménagerie de papier.

Je suis très chiant quant à la longueur des livres. Je n’aime pas le trop court, ni le trop long. La collection Une heure Lumière au Bélial a pourtant réussi l’exploit, entre autres choses, de me faire adhérer au format « novella » et propose encore un très bon récit, qui s’insère parfaitement dans la ligne éditoriale.

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Chronique – La cité de l’orque, Sam J. Miller

La cité de l’orque de Sam J. Miller

L’exercice de la critique n’est pas aisé, même (ou surtout ?), au niveau du blogueur débutant, quand une lecture laisse un arrière-goût décevant comme c’est le cas ici. Ma première rencontre avec Sam J. Miller est toute récente puisqu’elle date du Bifrost n°103 où l’on trouve la traduction de sa nouvelle 57 raisons qui expliquent les suicides de la carrière d’ardoise qui m’a fait forte impression par son ambiance, sa justesse et sa concision. La sortie en poche de La cité de l’orque était donc l’opportunité de transformer l’essai, d’autant plus que le thème post-apo, teinté de cyberpunk, environnemental et engagé avait tout pour me plaire. Une partie de mes attentes ont été satisfaites, notamment concernant l’univers que l’auteur extrapole et les personnages intéressants qui le peuplent mais j’y ai aussi trouvé beaucoup de déséquilibres entre « trop » et « pas assez ».

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Entrées en PAL : novembre 2021

Octobre a été un mois exigeant, avec pas mal de lectures ardues, courtes ou longues et un bilan final (et qui devient habituel) de six lectures, sans compter les mangas. Deux d’entre eux étaient des nouveautés poches et ont été achetés et lus dans la foulée, ce qui est assez rare pour moi. Cela risque toutefois de se reproduire : sur cette liste il y a plusieurs titres qui me font envie depuis parfois longtemps et qui sont des « nouveautés », pas au sens inédits en poche, mais rééditions. Il est donc probable que vous retrouviez les chroniques ce mois-ci ou en novembre. Par contre, c’est du 100% masculin : je tenterai de me rattraper le mois prochain, où je pense intégrer moins de sorties récentes.

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Chronique – Les employés, Olga Ravn

Les employés d’Olga Ravn

Mondes de poche n’a que quelques semaines, et pour la première fois – sûrement pas la dernière – je me maudis de l’avoir ouvert en m’imposant de chroniquer tout ce que je lis, même si j’ai déjà quelques ouvrages en attente de retours qui s’empilent sagement. Concernant Les employés, la difficulté tient essentiellement au livre lui-même, qui est une véritable expérimentation littéraire. Car si la quatrième de couverture évoque une sorte de polar spatial en huis-clos un peu décalé, l’autrice danoise propose bien davantage, et écrit surtout un texte qu’il sera difficile de classer en j’aime/j’aime pas, tant il relève d’une forme d’art contemporain et flirte avec le Nouveau roman. Dans tous les cas, le terme d’OVNI littéraire, n’est pas usurpé. Par son décor qui n’est pas qu’un simple gigantesque vaisseau spatial, par les thèmes qui sondent – oserais-je le mot « analysent » ? – la psyché humaine et par sa forme, à la fois pertinente et déconcertante.

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Manga – Kaiju n°8, Naoya Matsumoto

Kaiju n°8 T1 de Naoya Matsumoto

Dernier samedi du mois et donc chronique manga. Ce mois-ci, il s’agit de Kaiju n°8, nouveauté éditée chez Kazé. Certes, il s’agit d’un Shonen et j’essaie désormais de lire davantage de mangas « adultes » (tout est dans le « j’essaie ») mais il m’était difficile de résister à ce titre : j’adore les Kaijus (« bête étrange », souvent colossale, en japonais). Je suis fan du premier Pacific Rim, des vieux Godzilla ainsi que de la version 2014, j’ai adoré la relecture de ces mythes japonais version comics dans Kaijumax, sortie en VF chez Bliss Comics, que je recommande très chaleureusement, et je guette la réédition du jeu de figurine Monsterpocalyse chez Mythic Games. Cette sortie, appuyée par une puissante couverture, avait tout pour me faire craquer. Il s’avère de surcroit que le titre a tout du hit, avec déjà des records battus au Japon, et désormais en France. A défaut de savoir ou prédire s’il deviendra, aux côtés des locomotives, un classique du genre, j’ai trouvé Kaiju n°8 intéressant grâce à son originalité : idées de world building et son héros ; mais sans s’affranchir des règles du Shonen en terme d’humour et de personnages badass.

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Chronique – Les étoiles sont légion, Kameron Hurley

Les étoiles sont légion de Kameron Hurley

Parfois, on achète un livre sans de poser de questions, voire en se trompant, ce qui peut donner de belles surprises. Concernant Les étoiles sont légion, la quatrième de couverture me faisait penser à Alien ou Starcraft, mais du point de vue des « xénomorphes », pour reprendre le terme consacré. J’envisageais donc plutôt du space opera, avec sa dose d’action, et dont l’originalité tiendrait surtout dans le changement de camp. Ajoutons un biais supplémentaire : le prénom Kameron me laissait penser qu’il s’agissait d’un auteur. Erreur sur toute la ligne, mais bilan positif. Pourtant, la sortie initiale chez Albin Michel imaginaire aurait dû me mettre la puce à l’oreille car leur ligne éditoriale va un peu plus loin que le roman de SF simplement divertissant. L’autrice écrit bel et bien un roman de SF organique, mais presque anthropomorphe, qui relève peut-être davantage du planet opera que du space opera, et surtout peuplé uniquement de personnages féminins.

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Chronique – Ronde de nuit, Terry Pratchett

Ronde de nuit de Terry Pratchett

Samedi nécromancie. A la suite de ma chronique portant sur Danse avec les Lutins, il me paraissait logique de prolonger avec un retour sur un tome du Disque-monde. Je lis un Pratchett de temps en temps, dans l’ordre. Une lecture doudou, où je sais que je vais passer un bon – dans le pire des cas – moment. Là, ce ne fut pas bon. Ce fut excellent. Il s’agit désormais de mon tome préféré du Disque-Monde, alors que c’est pourtant peut-être le moins « pratchettien ».

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Chronique – Danse avec les lutins, Catherine Dufour

Danse avec les lutins de Catherine Dufour

J’ai découvert Catherine Dufour avec la première édition poche de la dystopie Le goût de l’immortalité que je considère depuis comme le meilleur livre de la science-fiction française, rien que ça. Dans un autre genre, celui du fantastique, j’ai été séduit par Entends la nuit, qui prend le contre-pied des récits toxiques BitLit & co. Depuis, elle a clamé son amour à Sir Pratchett sur France Inter (madame squatte beaucoup la radio !), où j’ai appris qu’elle écrivait aussi de la Fantasy, dans un registre satirico-parodique – ou parodiquo-satirique, je suis pas sectaire. La sortie de Danse avec les lutins au Livre de poche était l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’autrice, même si je l’attendais au tournant, m’inquiétant d’un éventuel plagiat. Je lui présente ici mes plus plates excuses pour ce procès d’intention : l’autrice nous livre une fresque de Fantasy drôle et engagée, servie par une plume poétique et acérée. Un coup de cœur.

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Interview, Stéphanie Chaptal de L’autre côté des livres

Voici la deuxième « interview blogueurs & blogueuses », publiée initialement sur le groupe Facebook des Mordus de SFFF. Après celle d’Anne-Laure, c’est au tout de Stéphanie Chaptal, taulière de De l’autre côté des livres. J’ai tendance à la considérer comme ma seconde marraine car elle m’a encouragé à ouvrir le blog que vous parcourez actuellement. Elle m’a ouvert ses colonnes pour deux chroniques – et il y en aura sûrement d’autres – et m’a donné de précieux conseils. De surcroit, quand une journaliste vous dit que vos « articles » sont clairs, c’est un beau compliment. Mais il est temps de lui laisser la parole…

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