Mondes de Poche… aux Utopiales de Nantes, édition 2025

Il s’agissait de mes troisièmes Utopiales, et c’est fou comme aucune édition ne ressemble à une autre. Il y a évidemment des raisons qui sont personnelles : cette année, pas d’agrégation, un blog réouvert, et un retour intensif à la lecture plaisir ; j’y suis donc allé en étant « prêt » et immergé à nouveau dans cet univers. Surtout, chaque session est différente, entre un thème qui en donne la couleur, et une actualité littéraire qui met en évidence de nouvelles plumes, des modes et des pratiques. Cette fois, je me suis vraiment laissé porter, sans aucun objectif de « rentabilité », juste le fil des opportunités et des rencontres.

Je dois encore une fois remercier Cécilia qui a accueilli notre bande de Mordus, avec la logistique que ça implique et nos petits – ou grands – caractères. Grâce à elle, et à elles, ce sont des moments denses et précieux, des Utopiales 24/24 ou presque.

Les Utopiales, mais qu’est-ce donc ?

Les Utopiales est un festival autour de la culture de l’imaginaire (ou SFFF) : Science-fiction – surtout – et un peu Fantasy et Fantastique ; quels qu’en soient les supports, du cinéma à la BD, en passant par ce qui intéresse un peu plus votre serviteur de poche : romans et nouvelles. Il y a de très nombreuses choses à faire, à voir ou à vivre, entre les conférences, les séances de dédicace à la « plus grande librairie de l’imaginaire », les expositions… et surtout les contacts humains : de très belles rencontres, souvent au hasard d’une conversation dans une file d’attente ou avec un voisin de fauteuil, autour d’une passion commune.

Cette année, ce sont 150000 festivaliers qui se sont pressés, parfois au sens propre : le samedi a même été sold out, une première. Le thème de cette édition était à l’initiative de Roland Lehoucq (nous en reparlerons plus bas) : « singularités » ; la note d’intention est ici.

Le programme du jeudi

Comme l’an dernier, arrivée dès le mercredi, récupération par Cecilia, puis nous rejoignons Vincent pour manger le midi. Visite de Nantes sous la pluie et je mesure à chaque fois à quel point cette ville me plait, même si le contexte n’y est évidemment pas étranger. Mordus jusqu’au bout, nous faisons même un tour à la librairie de l’Atalante, mais sans rien acheter ; ce ne sont pas les occasions qui vont manquer. Au fil des journées et des soirées, notre petite tribu s’agrandit et nous parlons de livres – mais pas que, on est pas totalement obsessionnels non plus ; faut bien un peu de gossip.

Des conférences…

L’arrivée la veille nous a permis d’aller à la leçon d’ouverture du président Lehoucq, qui était vraiment le seul rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer. La conférence donne le ton de ces Utos, et c’est toujours un plaisir de voir en mis en œuvre un propos d’une telle clarté. Mon cœur de prof s’est serré, avec la panne de diaporama, mais qui n’a rien ôté à la maitrise du sujet. Il nous a emmené sur les pas des paradoxes, et de l’articulation par exemple avec l’idée d’infini : s’il y a une infinité d’étoiles, le ciel devrait être uniformément lumineux. Nous abordons alors la question du temps, de l’âge de l’univers, en citant Poe, Dick et Cuxin, avec une maxime que je vous livre : « si le ciel clignote, essayez une autre drogue ou écoutez attentivement celui qui l’a fait clignoter ». En conclusion, un petit TP avec le disque d’Euler pour illustrer tout ceci ! J’étais ravi.

Autre passage devenu obligé, et étape intéressante, avec L’observatoire de l’imaginaire, qui est une synthèse de l’année éditoriale imaginaire. Je vous indique ici le lien vers la captation de l’évènement, car chacun et chacune y cherchera les infos qui l’intéresse. Pour ma part, j’ai retenu l’idée d’un marché qui continue à se développer, porté notamment par la Romantasy et du Young Adult en progression. En bonne nouvelle, la proportion d’autrices augmente, mais la production francophone est en léger déclin. Concernant le format qui m’intéresse, le poche représente quasi 45% du chiffre d’affaire, pour 64.5% du volume : de quoi confirmer l’intérêt que je lui porte. Puisqu’on parle de poche, un élément de frustration pour moi avec la collection Styx, orientée horreur, et portée par Laurent Queyssi… en grand format (pour l’instant ?). Votre serviteur a également mis son grain de sel en demandant si à l’avenir l’observatoire pouvait intégrer la proportion des cycles, une des caractéristiques de notre genre favori. Ouf, l’idée a semblé bonne.

J’enchaine directement, décidé de profiter d’une fréquentation moindre ce jeudi, et direction Shayol. Pour info, il s’agit du vaste hall d’entrée, où sont notamment enregistrées les émissions de radio diffusées en direct – Les midis de Culture ici – mais qui abrite aussi des stands et expositions transversaux, l’accès à la librairie et à l’escalator pour monter au bar de Mme Spock. En général, quand on s’assoie à Shayol, on y reste et on paie une taxe d’habitation. Je suis alors rejoins par Camille (qui m’avait intégré à un groupe Insta de gens – on y a parlé kékette dès le premier échange…) où elle improvise une question à Blake Crouch pour dépanner le pauvre modérateur de FranceQ ; le bilan des Utos de la Geekosophe est d’ailleurs dispo ici. L’auteur, je vous en ai parlé là, évoque ses sources d’inspiration et ses angoisses face à la société américaine, et au monde en général. Son succès est ancien aux EUA, plus récent en France, et j’ai l’impression que le travail des éditions Gallmeister y est pour quelque chose. L’auteur est très accessible, et j’ai du faire illusion avec ma question lors de la séance de dédicace puisqu’il s’est mis à me parler longuement, et vite. Je n’ai rien compris, et j’ai donc appliqué la méthode acquise par 25 ans de vie de couple : froncer les sourcils, sourire légèrement et hocher la tête. Le podcast de l’émission est en ligne.

Seconde révolution : le quantique sort des labos était une de ces conférences exigeantes, qui rappelle que les Utopiales sont avant tout dédiées à la Science (fiction). Une très belle réussite pour un sujet pourtant pointu et ses conséquences. Deux scientifiques brillantes, de générations différentes, et l’éclairage intéressant d’une juriste, avec notamment les enjeux de régulation – et l’éternel débat, « si on ne le fait pas, quelqu’un de moins bien intentionné le fera », et la transformation du droit qui en découle, pour une technologie dont les usages concrets ne sont pas encore là. Ceux-ci peuvent se résumer par les quatre piliers des technologies quantiques : calcul, simulation, communication et capteurs. J’ai noté l’expression qui affirme que nous sommes à « l’heure des technologies totales » : échelle planétaire et instantanéité. Vertigineux. Un peu flippant aussi peut-être.

Re-retour à Shayol (privilège du jeudi) pour un nouveau live radio, La science CQFD cette fois-ci, avec Penser les univers parallèles. Un bof par contre, en raison notamment d’un titre moyennement choisi : il s’agissait plutôt des univers imaginaires, hypothétiques, qu’une réflexion à proprement parler sur les univers parallèles à la Sliders. Quelques anecdotes rigolotes quand même, avec l’expérience de pensée d’un univers qui aurait une autre forme – en donut ? – ou une version liée à un simple changement de valeur, comme le rapport de la masse proton/neutron. Quelques recommandations littéraires : Tau Zero, Retour sur Titan ou le Chant des glaces (tiens donc !). Un peu déçu donc, mais peut-être aussi un début de fatigue.

D’ailleurs, dernière conf de la journée pour moi : j’ai occupé le reste de mon temps à la librairie, en buvant, en blaguant, en buvant (oui, je sais…)

Le programme du vendredi

Il y a parfois des thèmes un peu plus éloignés du thème général, en raison des différents partenariats et intervenants. J’ai apprécié Foodistan de Ketty Steward et je voulais voir ce qui sortirait de cette table ronde, Au menu dans un siècle. La modération était à la hauteur, bien préparée, s’ouvrant sur la lecture d’un extrait de L’espace d’un an de Becky Chambers et tous les aspects intéressants ont été abordés. La plasticité des goûts et donc de leurs évolutions au fil des générations, des aires culturelles : un rapport utilitaire aux EUA, rapport plaisir en France… Ce qu’on mange révèle finalement ce qu’on est, l’alimentation est un construit et donc une part, parfois importante, de notre identité. Et dans un monde marqué par l’Anthropocène et les limites planétaires, les modèles d’aujourd’hui sont toujours moins soutenables et par conséquent à réinventer. La mise en perspective historique est toujours salutaire, notre alimentation n’étant ce qu’elle est « que » depuis le XIXe siècle, entre industrialisation et capitalisme, et l’accélération au cours du XXe. Dans le cadre d’un scénario à +4°, les régimes alimentaire seront nécessairement différents. Les subaltern studies n’ont pas encore pleinement infusé les littératures de l’imaginaire : la question du qui cuisine, comment et la culture qui en découle sont encore de larges impensés.

Cela fait un petit moment que je chasse le Gromovar sauvage (Quoi de neuf sur ma pile), en raison de notre proximité géographique – c’est Marseille bébé – et professionnelle – le plus beau métier du monde, enfin, l’autre. Désœuvré, je le croise par hasard et zou, il m’embarque à l‘hommage Ayerdhal, auteur que j’ai lu il y a fort longtemps, avec l’Histrion. L’intitulé n’est pas trompeur, avec une table ronde où sont présents son éditrice, son illustrateur et sa compagne, l’autrice Sara Doke. Ayerdhal était un auteur engagé, avec des thèmes comme la colonisation, le capitalisme, le climat, et aussi un des premiers à écrire une SF avec un sense of wonder capable de rivaliser avec les auteurs outre-Atlantique, et des chiffres de ventes qui font rêver aujourd’hui (des dizaines de milliers d’exemplaires…). J’ai aussi redécouvert les typologies d’écrivains, lui-même étant un jardinier (disons une écriture plutôt au fil de l’eau) par « opposition » aux architectes. Très intéressant, et une jolie sensibilité, même si l’exercice de l’hommage me dérange toujours un peu, comme s’il y a avait une compétition où il fallait absolument être premier ou précurseur, sans parler de cette tendance – un peu irritante à mes yeux mais c’est très personnel – à regarder un peu vers le passé, un âge d’or.

Petit vortex temporel pour ce vendredi où j’ai passé beaucoup de temps au salon presse, au bar de M. Spock, et en librairie pour obtenir des dédicaces et dépenser des sous. Un vendredi papotage. Mais, accompagné de Camille et Steph, nous sommes allés à la remise du prix Julia Verlanger. Cette année, les lauréates sont deux, car le jury a décidé de récompenser Re: Sart de Katia Lanero Zamora (dont je cause ici) et La migration annuelle des nuages et Ce qui se dit par la montagne de Premee Mohamed. Je n’avais pas réalisé de pronostic, n’ayant lu à ce moment qu’un seul livre sur la liste. La cérémonie a été l’occasion de revenir sur les prix des années précédentes, avec des extraits de certains ouvrages lus par le jury, et qui m’ont fait réaliser qu’il me reste de vastes pans à explorer. Wagner a bien sûr été évoqué et même si j’adore son œuvre, cette deuxième couche de nostalgie a peut-être été celle de trop pour moi.

Le programme du samedi

Un film…

Le billet des Utopiales intègre aussi l’accès aux projections, avec de nombreux prix décernés pour les longs et courts métrages, et l’affluence y est énorme également – cela justifie d’ailleurs le prix que l’on pourrait considérer comme un poil élevé. J’avais promis à Marie-Eve de l’accompagner, elle, et non pas les autres mordues adeptes de films d’horreur… Nous sommes sont allés voir le Robot Sauvage, sorti l’an dernier, et déjà visible sur Netflix. C’est beau, dans tous les sens du terme. Le design des personnages et la mise en scène sont époustouflantes, on passe régulièrement du rire aux larmes ( je l’ai versée par trois reprises) et le scénario est très bien écrit. Tout est fluide, rythmé, malin, et les questions que l’on se pose ou pistes que l’on aperçoit sont résolues. L’ensemble est très classique, quelque part entre Le vilain petit canard et Le géant de fer mais fonctionne très bien. Je ne peux que vous le conseiller mais préparez vos mouchoirs auparavant. En rentrant, j’en parle à la famille, tout fier de moi… pour découvrir que j’étais le seul à ne pas l’avoir déjà vu.

… et d’autres conférences

Cette année, j’ai davantage improvisé, allant un peu au fil de mes pas, rencontres, et temps du festival au moment où j’étais dispo… Et pour la première fois, j’ai pris le temps de m’intéresser un peu plus à l’affiche des Utos, puis à son autrice. Je me suis donc rendu à son interview – rencontre avec Stéphanie Hans -, où j’ai découverte une artiste fascinante, et dont la notoriété n’est plus à prouver, même si je ne la connaissais pas. Elle revendique et clame haut et fort son engagement anarchiste – tout en reconnaissant le paradoxe de son travail -, son féminisme et neuro-atypisme. Après un passage aux Arts Déco, et un destin qui la conduisait plutôt vers les illustrations pour le commerce, elle s’oriente finalement vers la BD et l’illustration pour Hachette. Aujourd’hui, elle dessine du comics et bosse notamment Marvel, exclusivement pour les États-Unis : l’affiche des Utopiales est sa seule commande française en ce moment. Elle a imaginé une affiche qui s’adressait aux Nantais et a donc suivi la Ligne Verte, un parcours patrimonial et culturel au cœur de la ville, pour réaliser celle de cette édition 2025, qui me parait avoir remporté une jolie unanimité. Dans la foulée, je suis allé visiter l’exposition qui lui est consacrée, où j’ai pris quelques photos. Die, une de ses œuvres phares, est désormais sur ma liste d’achat (imaginez, des dés de jeu de rôle !!!).

Tous les ans, une table ronde me déçoit. Spoiler : c’est celle-ci. Pas de chance, c’était celle qui a attiré le plus de monde : pas mal de blogopotes m’avaient bipé pour y aller mais n’ont pas pu y accéder, faute de place. Une IA est-elle une personne ? commençait plutôt bien, avec un panel intéressant : un auteur qui a réfléchi au sujet, un philosophe youtubeur à priori pointure (je vous laisse consulter le CV sur Internet) et un spécialiste des neurosciences. Une introduction prometteuse, avec la définition de ce qu’est une personne, puis c’est le drame, faute d’appliquer la seconde moitié de la règle académique : définir l’autre terme du sujet. La suite tourne plutôt à vide, entre un Bablet qui a l’air de se demander ce qu’il fait là et un Giraud qui semble oublier qu’il ne s’agit pas de vouloir avoir raison, qu’un « prouvez-le » n’est pas un argument, et qu’on ne revient pas sur ce qui a été dit plus tôt pour… prouver qu’on a raison. J’avais l’impression d’une problématique biaisée, où la seule réponse attendue était finalement « oui » et que « pfiou, ça craint quand même ». Quand même, Floriane Soulas a conseillé la lecture de Le temps d’un souffle je m’attarde de Zelazny, et rien que pour ça, ça valait le coup. Un peu.

Cet accès de mauvaise humeur venait peut-être d’un brin de fatigue, liée notamment à une densité de festivaliers un peu oppressante. J’ai alors décidé d’arrêter de suivre des conférences et je suis allé papoter à droite à gauche, j’ai profité des expositions et j’ai surtout fait un énième tour à la librairie avec pour objectif de ramener mes cadeaux et de lister avec précision toutes les collections poches (dès que j’ai un peu de temps/motivation, j’essaie de vous faire un billet dessus).

Des rencontres !

Autrices et auteurs…

De ces Utos, je retiens en particulier les rencontres. Il y a tout d’abord ces auteurs et autrices, avec qui on échange de manière toujours brève, et encore plus quand la langue devient une barrière. Il y a celles et ceux que je connaissais déjà – enfin, leurs plumes – et les découvertes. J’ai ainsi pu discuter un peu avec Roland Lehoucq et ramener des livres pour mes amis profs de physique ; avec Anouck Faure à qui j’ai fait signer Chanter le silence qu’elle a illustrée pour la collection RéciFs ; et avec Blake Crouch qui a dû croire que je parlais bien anglais et qui s’est mis à débiter très vite… J’aurais aimé aller voir Alastair Reynolds mais les queues étaient interminables : je n’ai pas eu le courage. Bien évidemment, il y a cette belle discussion avec Jean Krug, dont vous pouvez lire l’interview sur mes pages. Enfin, j’ai aussi eu la chance de discuter un peu avec Marge Nantel, l’autrice de Code Ardant, lauréate du prix Utopiales 2025, et qui m’avais dédicacé préalablement ledit livre.

… des lecteurs et des lectrices…

Je vais tâcher de n’oublier personne, et ça sera vaguement chronologique. J’ai donc retrouvé Camille et David, pour des conversations spicy, ainsi que tout une clique de douces et doux dingues. J’ai également passé énormément de temps avec Allan et Estelle Hamelin (qui travaille pour Mnémos) avec des conversations qui sont parties littéralement dans tous les sens. Bien évidemment quelques blogueurs et blogueuses : Fabrice, Marc, Gromovar, Feyd, avec qui les conversations sont toujours trop courtes.

Surtout un joli repas avec des mordus élargis. Cécilia (la grande patronne, sans qui rien n’est possible), Josepha (qui fait des cookies moches et que je vais finir par être obligé de lire), Marie-Eve (qui n’a pas pleuré devant Le robot sauvage !), Vincent (dealer de micro pour les ITW), Zoé (qui nous a listé l’intégralité des livres qu’elle aimait, entre deux bouchées), Stéphanie (notre doyenne d’après Vincent) et Ludo, Roxanne (qui m’a toléré sur sa gauche, et ça c’est beaucoup), Camille (qui m’a toléré en face…), Emilie et Magali qui agrandissent encore le cercle des autrices du groupe.

… et le reste

Voilà, c’était crevant mais c’était bien. Un peu comme Noël, on compte les dodos pour la prochaine édition, même si celle-ci s’annonce plus complexe en raison de travaux (et je ne parle de la 2027…). Si vous aimez le cinéma, les livres, les gens (et pas trop le monde quand même), c’est une expérience à vivre ! En prime, une photo du dimanche matin, où tout est calme, paisible et volupté.

Bises les gens, et à bientôt !

16 commentaires sur “Mondes de Poche… aux Utopiales de Nantes, édition 2025

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  1. Merci pour ce retour bien détaillé de ces Utopiales. Tous les ans, je suis frustrée de ne pas pouvoir y assister et cette lecture ne fait que renforcer ma frustation…. la vie insulaire présente quelques défauts. J’espère un jour avoir l’opportunité de monter et de tous vous rencontrer

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  2. C’est parce que j’avais déjà tout lâché à l’autre film que j’avais vu 2 jours plus tôt 😁 (mais j’ai eu les mêmes réactions que toi ici: tout le monde avait déjà vu Le robot sauvage sauf moi ^^ »)

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