Chronique – La machine à explorer l’espace, Christopher Priest

Après Holmes VS Martiens du début de semaine, je reste dans le thème « Wells sans Wells ». Ici, Priest témoigne tout son amour pour un des premiers auteurs de SF en associant ses deux œuvres majeures : La guerre des mondes et La machine à explorer le temps.

Il s’agit d’un court retour que j’avais publié sur Facebook le 1er avril 2020.

Dans le cadre du Challenge JdR je devais lire un livre sur le voyage. J’ai donc fait quelque chose que je n’avais jamais fait, à savoir une recherche dans Babelio par mot clé. Je suis alors tombé sur un Priest, auteur qui ne m’a jamais déçu et dont c’est mon 4e livre. Ce n’est pas celui que je préfère, mais j’ai passé un bon moment.


Le livre s’ouvre sur « à HG Wells ». La couleur est annoncée immédiatement. Priest nous raconte l’histoire d’un duo, couple en devenir, qui se retrouve projeté sur autre planète suite à l’essai désastreux d’une machine à explorer la 4e dimension. C’est assez difficile d’en dire davantage sans trop spoiler. L’ambiance du livre est délicieusement rétro : c’est écrit dans les années 70 et nous parle de l’Angleterre de la Belle Epoque. C’est d’ailleurs assez intéressant de voir la description des mœurs sociales de l’époque. Je me suis d’ailleurs fait la réflexion que Priest évitait le cliché du sexisme : l’héroïne n’est pas une demoiselle en détresse même si la réparation de leurs rôles et tâches est parfois un peu genrée. L’aspect retro se retrouve aussi dans les péripéties, où il faut parfois suspendre son incrédulité, mais totalement assumées par l’auteur. Forcément, les clins d’oeil à la SF (very) old school sont nombreux avec des rayons calorifiques, des tripodes, des aliens très laids et méchants… mais une atmosphère respirable et des actions héroïques très pulp. Priest aime Wells mais se livre aussi à un exercice de parodie affectueuse. Le livre est donc très référencé et il faut être, au moins peu, nostalgique de ce genre de productions. Enfin, j’aime beaucoup l’idée de fin, avec une mise en abîme qui permet de clore ce livre intelligemment.

Vous aimerez si vous aimez le old school et qu’un auteur fasse un joli clin d’œil à une de ses influences.

Les +

  • Un bel hommage à un des pionniers
  • Un précurseur également : le steampunk
  • HG Wells.

Les –

  • Un petit creux au milieu du livre
  • Il aurait fallu garder le sous-titre
  • Une couverture… étrange ?

Résumé éditeur

1893. Victoria règne sur un empire aux dimensions du monde.
Le jeune Edward Turnbull, représentant de commerce débutant, fait par hasard la connaissance de la douce Amelia Fitzgibbon. Celle-ci se révèle être l’assistante de Sir William Reynolds, inventeur aussi génial que versatile. Ainsi, à peine celui-ci a-t-il commencé à travailler sur un appareil volant plus lourd que l’air qu’il abandonne ce projet pour un autre encore plus fou : construire une machine à explorer le temps.
Devant l’incrédulité d’Edward, Amelia lui propose d’essayer cette merveille. Mais rien ne va se passer comme prévu et les deux jeunes gens vont se retrouver propulsés dans une aventure interplanétaire hors du commun.

La machine à explorer l’espace de Christopher Priest, traduit par France-Marie Watkins, aux éditions FolioSF (présente édition de 2015, première édition VF en 1976, parution VO en 1976), 448 pages.

3 commentaires sur “Chronique – La machine à explorer l’espace, Christopher Priest

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