Un mois de Défi lecture imaginaire 2026

Nous avons lancé il y a un mois la version 2026 du Défi lecture imaginaire (vous trouverez toutes les infos utiles sur ce billet) et, comme promis, voici notre première animation mensuelle – qui prendront des formes diverses et variées au fil de l’année qui avance. Mais tout d’abord, nous tenons à remercier les lecteurs et lectrices qui se sont jetées à corps perdu dans les catégories issues de nos esprits malades, et tous les retours enthousiastes qui ont suivi. Merci également aux admins des différents groupes Facebook et à tous les blogopotes qui ont partagé ou qui participent. Enfin, big up à Anaïs qui a nous a encore concocté une bannière aux petits oignons.

Pour ce premier billet, on propose de vous aider – et de réfléchir, un peu – au menu qui vous a donné du fil à retordre en ce mois de janvier : le septième, « reconstruire, en mieux ». Les gens, vous ne seriez pas un peu allergiques à l’optimisme ?

Note : le comptage du nombre de défi validés est celui du 1er février 2026.

#R7D1 – Faut d’la brique !

« Lire une brique – plus de 700 pages, ou livre le plus gros de votre PAL ». Une seule personne a pour l’instant validé ce défi, sur lequel nous avions un peu hésité. Quelle valeur indiquer ? Finalement, nous avons décidé de le rendre impossible à échouer car vous avez forcément un livre plus épais que les autres… Et même si votre PAL est vide, il suffit d’acheter ou emprunter deux livres pour former une pile et avoir un plus gros. Si vous en avez deux de même nombre de pages, c’est que vous le faites exprès.

Ce défi vient d’un constat, qui est que les textes appartenant à nos genres ont en moyenne un nombre de pages plus élevé que ceux des littératures blanches ou noires. Les raisons sont nombreuses : nécessité d’introduire le world building – ce qui est donc encore plus vrai pour de la Fantasy -, héritages – coucou Tolkien – et des attentes peut-être du lectorat qui aime les pavés, voire les fresques. Ce postulat est empirique et il existe bien sûr des contre-exemples : la littérature blanche du XIXe parfois bien grasse ou encore l’importance du format court en SFFF, avec d’ailleurs le retour en force des novellas.

Astuce : les livres en poche sont souvent plus épais que leur version grand format ; la plupart des librairies en ligne indiquent le nombre de pages, mais le mieux est encore de se rendre sur place et de jeter un œil directement. Quelques idées :

Bonus : pour un peu de fond sur la Fantasy, et notamment l’impact de Tolkien et le format des fresques, je vous renvoie à l’excellent article du non moins excellent Marc, aka Le chroniqueur : Histoire de la Fantasy (part 2).

#R7D2 – Faut qu’on se souvienne de tout ça

Un livre dont la mémoire est un thème central. Plus difficile, et qui nécessite peut-être de bien prendre le terme « mémoire » dans toutes ses dimensions. La mémoire, c’est donc on se souvient, individuellement, et on peut donc élargir à tous les textes transhumanistes ou souvenirs et personnalités sont numérisés et téléchargés ; mais aussi une mémoire plus collective, de celle qui renvoie à un peuple ou une nation. Ce défi a tout de même été validé 4 fois, signe qu’il n’est finalement pas si difficile que ça.

Bonus : Le Maki nous recommande Récursion, Tigane est un gros coup de cœur pour Albédo (et si quelqu’un de chez Atalante me lit, une réédition dans la collection Neptune, ça serait pas mal !), Un souvenir nommé empire a captivé Anne-Laure.

#R7D3 – Un peu de paix et de calme

Un cosy, au sens « doux » ou « moelleux », est une branche transversale de la littérature où la violence est absente, ou hors cadre. Spontanément, ce n’est pas un adjectif adossé à la SFFF : la SF pouvant être intrinsèquement pessimiste, la Fantasy violente, le fantastique angoissant. Mais lectrices et lecteurs ont un besoin d’évasion corrélé à l’époque dépressive que nous vivons et ce sous-genre se démocratise donc, avec par exemple la branche Solarpunk de la SF. Aussi, ces textes apparaissent de plus en plus au sein des catalogues des maisons d’édition, ce qui devrait permettre d’accroitre le score, égal à deux textes pour l’instant.

Bonus : Sabine C. de Fourbis et Têtologie en a fait une de ses signatures et nous propose une rubrique dédiée sur son Blog (qui nous manque beaucoup !). Et j’en profite pour rappeler que L&L a été traduit par notre mordue nationale, Steph !

#R7D4 – Les générations à venir

Un livre qui parle de l’enfance. Un seul ouvrage pour l’instant, ce qui peut paraitre étonnant pour des genres littéraires autrefois considérés comme « jeunesse » et mettant donc en scène des protagonistes enfants ou adolescents, pour permettre au lectorat de s’identifier – difficile d’identifier d’ailleurs ce qui est la cause ou la conséquence. En Fantasy, la mode a longtemps été aux fresques interminables – voire interminés – dont les protagonistes étaient de jeunes garçons promis à un destin – arg, des prophéties ! La SFFF a désormais passé ce cap – bon, à part Harry Potter ou la mode du YA dystopique -, et les textes qui parlent de l’enfance sont nombreux, même s’ils sont parfois segmentés en collections jeunesse.

Bonus : Morwenna est une madeleine de Proust pour Vert (double mise en abyme spotted), Le choix est un récit passionnant pour l’Ours pas si inculte, L’orage qui vient se lit d’une traite pour la Geekosophe.

#R7D5 – C’est quoi le bonheur ?

Une vertu dans le titre. L’exemple type de l’enthousiasme qui déborde, où l’idée qui parait géniale est dans les faits irréalisable, ou presque. Mea Culpa, je suis l’auteur de ce défi, qui vous donne du fil à retordre : 0 lectures, et de nombreuses questions quant à la définition sur les réseaux. Au sens strict, c’est un trait qui va dans le sens de la morale, de ce qui est donc bien, et elles sont au nombre de sept : courage, justice, tempérance, prudence, charité, espérance et foi. Pour faire simple, elles s’opposent aux péchés, au vice. Si on étend, d’après le Larousse, c’est aussi synonyme de qualité… ou même de principe actif (les vertus d’une plante, et donc au sens de pouvoir, puissance). Donc, n’hésitez à élargir, à vous amuser, ou à passer du nom commun à l’adjectif ou adverbe : il n’y a pas de police du défi ; et si vous hésitez, on en parlera volontiers. Je le concède, il est possible que cette catégorie reste malgré tout la plus difficile des 42 (n’oubliez pas que vous avez des jokers).

Bonus : Pardon ! Pardon !! (J’avais prévu à la base d’aggraver mon cas avec des chansons qui comportent le mot « bonheur » dans le titre mais je vais éviter le lynchage…)

#R7D6 – Un autre monde est possible

Une Uchronie, donc un texte qui propose une version alternative de l’Histoire, à partir d’un point de divergence. Sous-genre toujours difficile à classer, parfois rattaché à la SF, et qui se cache épisodiquement en littérature blanche, probablement car davantage capable de convenir aux allergiques à l’imaginaire. Les livres restent faciles à identifier au résumé de la Quatrième, et sont relativement nombreux. Deux livres dans cette catégorie pour l’instant.

Bonus : Si vous voulez une preuve, ou un liste pléthorique, Je ne peux que vous conseiller Le guide de l’uchronie (attention, le livre n’en est pas une lui-même et ne compte donc pas) ou d’aller creuser du côté du blog de Lhisbei, co-autrice, avec Bertrand Campeis.
Bonus 2 : instant éhonté d’auto-promo où je clame mon amour à Rêves de gloire.

Voici donc quelques idées pour ce menu, qui ne totalise que 10 lectures renseignées pour l’instant. Vous avez pu aussi un peu découvrir l’envers de notre décor, ce qui a guidé nos choix et les questions que nous nous sommes posées – ou celles que nous aurions dû. N’hésitez pas à laisser des propositions dans les commentaires ou sur les réseaux, à dire ceux que vous avez déjà lus et qui pourraient fonctionner. J’espère aussi que ce petit panorama vous a intéressé : voulez-vous la même chose pour les autres menus ?

Merci et bon challenge !

2 commentaires sur “Un mois de Défi lecture imaginaire 2026

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