Chronique – Colonies, Laurent Genefort

Laurent Genefort fait partie de ces auteurs et autrices francophones dont les livres sont régulièrement présents sur les étals des librairies. Le hasard de mes différents achats et envies de lecture fait qu’il est longtemps resté dans la catégorie mentale « à lire » ; ce n’est qu’en 2019 que je franchis le cap avec la sortie du Sang des immortels, également chez FolioSF. Il y a ensuite eu Lum’en, que j’ai également apprécié à un moment où je boudais pourtant le genre de la nouvelle et autres fix-up.

La toute récente sortie en poche de Colonies ne pouvait donc me laisser indifférent. C’est encore une bonne pioche et j’y ai retrouvé les mêmes qualités que dans les livres cités précédemment : une très grande maitrise du genre Space Opera, des récits à dimension humaine, avec des questionnements intéressants tout en restant accessible.

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Chronique – Les derniers jours du Nouveau Paris, China Miéville.

Il y a des auteurs et des autrices chouchous. J’ai déjà fait ici plusieurs « déclaration d’amour » et c’est toujours un plaisir que d’en faire une de plus. Miéville est donc un de ces auteurs que j’affectionne, pour son imagination débridée et sa capacité à me sortir de mes zones de confort, en tant qu’auteur de la New Weird (je vous invite chaudement à lire l’article pointu mais accessible du Chroniqueur à ce sujet). Aussi, quand il écrit une uchronie sur la Seconde Guerre mondiale, il réussit à réinventer cette idée – pourtant servie jusqu’à la lie – et va bien plus loin qu’une simple divergence.

Il s’agit retour que j’avais publié sur Facebook le 9 août 2020.

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Chronique – Les derniers parfaits, Paul Beorn

J’aime beaucoup les uchronies et je souhaite continuer à découvrir des auteurs et autrices francophones. Les derniers parfaits devait donc arriver tôt ou tard entre mes paluches. Ici, le déclencheur est une lecture croisée entre Stéph et Lianne, lors d’une session des Lectures duo que j’organisais sur Facebook. Si je savais que Lianne était cliente de Fantasy, je savais également que Stéph l’était beaucoup moins ; aussi, quand les deux ont aimé ce livre, je savais que je pouvais me lancer.

Après lecture de la quatrième de couverture, je m’attendais à une uchronie « pure », c’est à dire une histoire divergente mais plausible, sans élément caractéristique de l’imaginaire. Je me suis fourvoyé. L’élément uchronique est l’ajout de la magie, donc une divergence ample qui change complètement le paradigme du contexte pour aboutir à un univers de Fantasy. Paul Beorn nous livre une H(h)istoire qui croise magie et religion, où un groupe de personnages très typés vivent une aventure rythmée aux enjeux majeurs.

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Manga – La guerre des mondes, Sai Ihara & Hitotsu Yokoshima

Je termine ma semaine « Wells sans Wells ». Après Sherlock chez les Martiens et Wells héros de ses propres histoires, voici l’adaptation manga, qui vient de se conclure avec le troisième tome sorti en mars. Cette fois, point d’exercice littéraire ou de mise en abyme, mais une transposition du roman vers le média BD. Autre différence importante, les auteurs ne sont pas britanniques comme l’était Wells mais sont originaires d’une autre île – archipel pour être précis – à savoir le Japon. Quel est donc le niveau de fidélité vis à vis de l’œuvre d’origine et qu’est-ce que la « patte » nippone apporte à un matériel de base résolument british ?

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Chronique – La machine à explorer l’espace, Christopher Priest

Après Holmes VS Martiens du début de semaine, je reste dans le thème « Wells sans Wells ». Ici, Priest témoigne tout son amour pour un des premiers auteurs de SF en associant ses deux œuvres majeures : La guerre des mondes et La machine à explorer le temps.

Il s’agit d’un court retour que j’avais publié sur Facebook le 1er avril 2020.

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Chronique – La tragique affaire de l’ambassadeur martien et Simulacres martiens, Eric Brown

J’ouvre une semaine « Wells sans Wells » sur le blog, et plus particulièrement à la source d’inspiration qu’il a été dès qu’il s’agit d’évoquer la guerre avec Mars. Double paradoxe : de Wells, je n’ai lu « que » La machine à explorer le temps (pour la petite histoire, j’étais en classe de cinquième : il s’agit de mon premier roman de SF) ; et les livres dont je vais parler ne sont pas tout à fait sans Wells, tant l’auteur semble provoquer la tentation de la mise en abyme.

Je commence d’abord par Eric Brown, qui imagine un Holmes qui évoluerait dans un contexte post guerre des mondes. Les amis du Belial sont fourbes (en même temps, Belial…) et ont d’abord proposé une nouvelle, La tragique affaire de l’ambassadeur martien, dans le Bifrost 105, pour mettre l’eau à la bouche. Le texte fonctionne comme une sorte de prélude à Simulacres martiens mais les deux écrits sont totalement autonomes. Au programme : aventure pulp, pastiche référencé et soupçon de féminisme.

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Résultats concours FolioSF !

Bonjour tout le monde !

Tout d’abord, un grand merci à celles et ceux qui ont participé au concours, et donc qui ont partagé l’article de l’interview de Pascal Godbillon pour les éditions FolioSF. Il s’agit désormais de l’article le plus lu sur le blog, devançant la précédente interview. L’exercice me plait et je constate avec plaisir l’accessibilité des professionel.les du milieu. Aussi, je compte bien continuer à poser des questions et à découvrir un petit peu les coulisses.

Voici donc les quatre gagnant.e.s :

Anne-Laure remporte Radio Libre Albemuth,
Océane remporte L’obscur,
Adrien remporte Derniers jours d’un monde oublié,
Aderu remporte Rêves de gloire.

Bravo à elles et à eux !

Entrées en PAL : Mars 2022

Hello tout le monde !

Ce billet mensuel arrive plus tardivement et sous une forme légèrement différente. La vraie raison est que je n’arrive pas à tenir mes bonnes résolutions. Mais j’ai aussi imaginé des excuses plus ou moins fausses que je vais dérouler au fil de ma liste… Bref, voici donc une nouvelle mouture des « Entrées en PAL » avec mes romans achetés en fonction des lectures du mois précédent (6 lectures donc 5 achats), les achats plus ou moins compulsifs ainsi que les mangas.

Donc, qu’ai-je acheté en mars ?

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Chronique – Cookie monster, Vernor Vinge

Deuxième lecture de cet auteur, après Un feu sur l’abîme, lu il y a déjà une bonne douzaine d’années et que j’avais trouvé un poil trop long et complexe, mais aux qualités indéniables. Je me disais donc qu’un texte plus court, paru dans la collection Une Heure Lumière, pouvait regrouper les qualités de l’auteur sans ces défauts. C’est exactement ça.

L’auteur exploite le décor de la Silicon Valley pour nous livrer une novella aux airs de thriller, puis de conte, et qui plonge petit à petit dans une SF de plus en plus hard, le tout au service d’une question : les firmes transnationales (numérique, mais pas que) nous veulent-elles du bien ?

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Chronique – Génocides, Thomas Disch

Je reste dans le thème d’une SF végétale. Après le plutôt optimiste Semiosis du début de semaine, voici une toute autre vision, extrêmement pessimiste, imaginée par Thomas Disch dans son roman Génocides. Un livre très dur, qui parle finalement davantage de l’humanité que d’aliens. Un classique à lire.

J’exhume ce court (très court) retour publié initialement sur Facebook, le 18 avril 2019.

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